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POLYEUCTE.
Et comme je comtois sa générosité,
Nous ne nous combattrons que de civilité 1.
SCENE Yl.
POLYEUCTE, NÉARQUE.
NÉARQUE.
Où pensez-vous aller?
POLYEUCTE.
Au temple où l’on m’appelle.
NÉARQUE.
Quoi! vous mêler aux vœux d’une troupe infidèle!Oubliez-vous déjà que vous êtes chrétien?
POLYEUCTE.
Vous par qui je le suis, vous en souvient-il bien?
NÉARQUE.
J'abliorre les faux dieux.
POLYEUCTE.
Et moi, je les déteste.
NÉARQUE.
Je tiens leur culte impie.
POLYEUCTE.
Et je le tiens funeste.
NÉARQUE.
Fuyez donc leurs autels.
POLYEUCTE.
Je les veux renverser 2,
t Vers de comédie. (Y.)
2 C’est une tradition que tout l’hotel de, Rambouillet, et particuliè-rement l’évêque de Yence, Godeau, condamnèrent cette entreprise dePolyeucte : on disait que c’est un zèle imprudent; que plusieurs évê-ques et plusieurs synodes avaient expressément défendu ces attentatscontre l’ordre et contre les lois ; qu’on refusait même la communionaux chrétiens qui, par des témérités pareilles, avaient exposé l’Egliseentière aux persécutions : on ajoutait que Polyeucte et même Paulineauraient intéressé bien davantage si Polyeucte avait simplement refuséd’assister à un sacrifice idolâtre fait en l’honneur de la victoire deSévère. Ces réflexions me paraissent judicieuses; mais il me paraît