ACTE IV, SCENE IV.
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PAULINE.
Imaginations!
POLYEUCTE.
Célestes vérités !
PAULINE.
Étrange aveuglement!
POLYEUCTE.
Éternelles clartés !
PAULINE.
Tu préfères la mort à l’amour de Pauline!
POLYEUCTE.
Vous préférez le monde à la bonté divine!
PAULINE.
Va, cruel, va mourir; tu ne m’aimas jamais 1 .
POLYEUCTE.
Vivez heureuse au monde, et me laissez en paix.
PAULINE.
Oui, je t’y vais laisser; ne t'en mets plus en peine;Je vais...
SCÈNE IV.
POLYEUCTE, PAULINE, SÉVÈRE, FABIAN ; gabdes.
PAULINE.
Mais quel dessein en ce lieu vous amène,
Sévère ? auroit-on cru qu’un cœur si généreuxPût venir jusqu’ici braver un malheureux?
POLYEUCTE.
Vous traitez mal, Pauline, un si rare mérite;
1 Pauline doit-elle tant insister sur l’amour qu’elle exige d'un marjpour lequel elle n’a point d’amour 1 Peut-être ce dépit ne sied qu’à uneamante qu’on dédaigne, et non à une épouse dont le mari va être exé-cuté. Tout sentiment qui n’est pas à sa place sèche les larmes qu’unesituation attendrissante faisait couler. Il ne s'agit pas ici que Paulinesoit aimée, il s’agit qu’on ne tranche pas la tête à son mari. Cependant,comme les femmes veulent toujours être aimées, ce vers est dans lanature, et il doit plaire. (V } — Quoi ! Voltaire suppose encore que Pau-line n’aime pas son mari! D’après cette étrange supposition, rien nedoit plus étonner dans ses remarques (P.)