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RODOGUNE.
Je bénirai le ciel (l’une perle si grande;
Et quittant les douceurs de cet espoir llottant,
Je mourrai de douleur, mais je mourrai content i.
RODOGUNE.
Et moi, si mon destin entre ses mains me livre,
Pour un autre que vous s’il m’ordonne de vivre,
Mon amour... Mais adieu ; mon esprit se confond a.Prince, si voire flamme à la mienne répond,
Si vous n’êtes ingrat à ce cœur qui vous aime 1 * 3 ,
Ne me revoyez point qu’avec le diadème ‘.
SCENE II.
ANTIOCHUS.
Les plus doux de mes vœux enfin sont exaucés.
Tu viens de vaincre, amour; mais ce ifest pas assez :Si tu veux triompher en cette conjoncture,
Après avoir vaincu, fais vaincre la nature;
Et prête-lui pour nous ces tendres sentimentsQue ton ardeur inspire aux cœurs des vrais amants,Cette pitié qui force, et ces dignes foiblessesDont la vigueur détruit les fureurs vengeresses.
Voici la reine; amour, nature, justes dieux,
Faites-la moi fléchir, ou mourir à ses yeux s.
1 II est assurément impossible de mourir affligé et content. (V.)
- Voilà encore Rodogune qui se recueille pour dire qu’elle est trou-blée, qui fait une pause pour dire qu’elle se confond. Toujours cettegrossière finesse, toujours cet art qui manque d’art. (V.)
3 Si vous n’elos ingrat à ce .cœur qui vous aime,
n’est pas français; on dit ingrat envers quelqu'un, et non ingrat àquelqu'un. J’ai déjà remarqué ailleurs qu'ingrat vis-à-vis de quel-qu'un est une de ces mauvaises expressions qu’on a mises à la modedepuis quelque temps. Presque personne ne s’étudie à bien parler salangue. (Y.)
Ne me revoyez point qu’avec le diadème,n'est pas français ; il faut, ne me revoyez qu'avec. (V.)
o Tout cela ressemble a des stances de lioisrobert, où les vrais amantsreviennent à trv.t propos. — pourquoi Rodrigue e:. Clnmèno partent-iis