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IIÉRACLIUS.
Ce prince vit l’échange, et l’alloit empêcher;
Mais l’acier des bourreaux fut plus prompt à trancher :
La mort de votre fils arrêta cette envie,
Et prévint d'un moment le refus de sa vie 1 .
Maurice, à quelque espoir se laissant lors flatter 2 ,
S’en ouvrit à Félix, qui vint le visiter 3 ,
Et trouva les moyens de lui donner ce gage
Qui vous en pût un jour rendre un plein témoignage.
Félix est mort, madame, et naguère en mourant11 remit ce dépôt à son plus cher parent;
Et m'ayant tout conté, « Tiens, dit-il, Exupère,
« Sers ton prince, et venge ton père. »
Armé d’un tel secret, seigneur, j’ai voulu voirCombien parmi le peuple il auroit de pouvoir 4 .
Léonce, c’est-à-dire de Martian, cru Léonce ; comment Léontine a-t-ellepu dire qu’elle ne le connaît pas! II y a bien plus, cet Exupère pos-sède ce billet important par lequel une partie du secret de Léontine estrévélée, et il s’est mis à la tête d’une conspiration sans en parler à cetteLéontine, qui s’est chargée de tout, qui se vante toujours d’être maî-tresse de tout. Aucune de ces circonstances n’est croyable ; tout paraîtamené de la manière la plus forcée. Comment Maurice allait-il empê-cher l’échange! Ajoutez que fut plus prompt a trancher n’est pas fran-çais; il faut un régime à trancher ; ce n’est pas un verbe neutre. (V.)
1 Que veut dire le refus de sa vie î à quoi se rapporte sa vie ? qu’est-ce que la mort qui arrête une envie ? cela n’est ni élégant, ni français,ni clair. (V.)
2 Se laissant lors flatter à un espoir n’est pas français; mais sicette faute se trouvait dans une belle tirade, elle serait à peine unefaute. C’est la quantité de ces expressions vicieuses qui révolte. (V.j
s Quel était ce Félix! comment peut-il visiter Maurice, que Phocastenait au milieu des bourreaux, et qui fut tué sur le corps de ses en-fants! Venir visiter , expression.de comédie. (Y.)
4 Quoi ! cet Exupère a agi de son chef, sans consulter personne! sonpremier devoir n’était-il pas d’avertir celui qu’il croit Iléraclius, et deparler à Léontine! Ya-t-on ainsi soulever le peuple, sans que celui enfaveur duquel on le soulève en ait la moindre connaissance! Y a-t-ilun seul exemple, dans l’histoire, d’une conduite pareille! tout celan’est-il pas forcé! On permet un peu d’invraisemblance, quand il enrésulte de beaux coups de théâtre et des morceaux pathétiques ; mais laconduite d’Exupère ne produit que de l’embarras. Ce n’est pas assezqu’une pièce soit intriguée, elle doit l’être tragiquement. Ici Léontinene fait qu’embrouiller une énigme qu’elle donne à deviner. (V.)