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HÉRACLllîS.
J’espère démêler cette confusion.
Vous savez à quel point l'affaire m’intéresse 1.
PUOCAS.
Achève, si tu peux, par force, ou par adresse,
Exupère; et sois sûr que je te devrai tout,
Si l’ardeur de ton zèle en peut venir à bout.
Je saurai cependant prendre à part l’un et l’autre ;
Et peut-être qu’enfm nous trouverons le nôtre' 1 2 .
Agis de ton côté ; je la laisse avec toi :
Gêne, flatte, surprends. Vous autres, suivez-moi 3 .
SCÈNE V.
EXUPÈRE, LÉONTINE.
EXUPÈRE.
On ne peut nous entendre 4 . Il est juste, madame,
Que je vous ouvre enfin jusqu’au fond de mon ame ;
C’est passer trop longtemps pour traître auprès de vous.Vous haïssez Phocas; nous le haïssons tous...
LÉONTINE.
Oui, c’est bien lui montrer ta haine et ta colère,
Que lui vendre ton prince et le sang de ton père.
EXUPÈRE.
L’apparence vous trompe, et je suis en effet...
LEONTINE.
L’homme le plus méchant que la nature ait fait 5 .
1 Comment ce subalterne peut-iî faire entendre que l'affaire l’inté-resse particulièrement'? quel autre intérêt peut-il être supposé yprendre devant Phocas, que l’intérêt d’obéir à son maître? mais il ré-pond à sa pensée ; il entend qu’il y va de sa vie, s’il ne vient à boutde trahir Phocas. (Y.)
2 Le nôtre est incorrect et comique ; il est incorrect, parceque cenôtre ne se rapporte à rien ; il est comique, parceque le nôtre est fa-milier, et qu’un prince qui veut dire ■peut-être qu’enfin je découvriraimon fils, ne dit point, en changeant tout d’un coup le singulier enpluriel, nous trouverons le nôtre, (Y.)
3 Vous autres ne se dit point dans le style noble. (Y.)
* Quoi ! ils sont dans la chambre même de l’empereur, et on ne peutles entendre ! (Y.)
5 Ce n’est pas là, je crois, ce que Léontine devrait dire; ce n’est