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Chefs-D'Œuvres dramatiques de P. Corneille : Avec les notes de tous les commentateurs
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ACTE V, SCÈNE VI. 329

î.a mon qu'on me refuse en sera le remède;

Et moi... Mais que nous veut ce perfide?

SCÈNE VI.

HÉRACUUS, PULCIIÉRIE, MARTIAN, AMINTAS.

AMINTAS.

Mon l>ras

Vient de laver ce nom dans le sang de Phocas*.

HÉRACUUS.

Que nous dis-tu ?

AMINTAS.

Qu’à tort vous nous prenez pour traîtres;Qu’il n’est plus de tyran ; que vous êtes les maîtres 1 2 .

De quoi ?

HERACUUS.

AMINTAS.

De tout l’empire.

MARTIAN.

Et par toi?

AMINTAS.

Non, seigneur 3 ;

Un autre en a la gloire, et j’ai part à l'honneur.

HÉRACUUS.

Et quelle heureuse main finit notre misère ?

AMINTAS.

Princes, Patiriez-vous cru ? c’est la main d'Exupère.

MARTIAN.

I.ui, qui me trahissoit?

1 Je ne parle point ici d’un bras qui lave un nom; on sent assezcombien le terme est impropre : mais j’insiste sur ce personnage subal-terne d’Amintas, qui n’a dit que quatre mots dans toute la pièce, et-qui en fait le dénouement. Jamais, en aucun cas, on ne doit imiter untel exemple ; il faut toujours que les premiers personnages agissent. (Y.)

2 Ce mot n’est-il pas déplacé! car il s’adresse sûrement au fils dePhocas comme au fils de Maurice ; il doit croire qu’un des deux princesvengera la mort de son père. (V.)

3 II doit au contraire répondre, out, seigneur^ puisqu’au vers sui-vant il dit,/af part à cet honneur, (Y.)