ACTE V, SCÈNE lit.
Il me suivra de près, et m’a fait avancer
Pour vous dire un miracle où vous n’osiez penser.
ARISTIE.
Vous avez lieu d’en prendre une allégresse égale,Madame; vous voilà sans crainte et sans rivale.
YIÏUATE.
Je n’en ai plus en vous, et je n’en puis douter ;Mais il m’en reste une autre, et plus à redouter :Rome, que ce héros aime plus que lui-même,
Et qu’il préféreroit sans doute au diadème,
Si contre cet amour...
SCÈNE IIP.
VIRIATE, ARISTIE, THAMIRE, ARCAS.
THAMIRE.
Àh, madame!
VIRIATE.
Qu’as-tu,
ïhamire? et d’où te vient ce visage abattu 2 ?
Que nous disent tes pleurs ?
THAMIRE.
Que vous êtes perdue,Que cet illustre bras qui vous a défendue...
VIRIATE.
Sertorius'?
THAMIRE.
Hélas! ce grand Sertorius...
produit dans la pièce aucun événement, apprend par nn exprès que lasecondefemmede Pompée est morte en couches. Areas dit qu'il a renduune pareille lettre à Pompée, qu’il a rencontré à deux milles de laville. Ce ne sont pas là certainement les péripéties, les catastrophesque demande Aristote; c’est un fait historique altéré mis en dialo-gues. (Y.)
1 L’assassinat de Sertorius, qui devait faire un grand effet, n’en faitaucun ; la raison en est que ce qui n’est point préparé avec terreurn’en peut point causer : le spectateur y prend d’autant moins d’intérêtque Viriate elle-même ne s’en occupe presque pas; elle ne songe qu’àelle ; elle dit qu’on veut disposer d'elle et de son trône. (Y.)
2 Qu'as-tu ? d'où te vient ce visage t cet illustre bras ! (V.)