SE1VT0RICS.
VIRIATE.
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N’achèveras-tu point?
THAMIRE.
Madame, il ne vit plus.
• VIRIATE.
I! ne vit plus, ô ciel! Qui te l’a dit, Thamire?
THAMIRE.
Ses assassins font gloire eux-mémes de le dire ;
Ces tigres, dont la rage, au milieu du festin,
Par l’ordre d’un perfide a tranché son destin,
Tout couverts de son sang, courent parmi la villeÉmouvoir les soldats et le peuple imbécile;
Et Perpenna par eux proclamé général
rNe vous fait que trop voir d’où part ce coup fatal.
VIRIATE.
Il m’en fait voir ensemble et l’auteur et la cause.Par cet assassinat c’est de moi qu’on dispose;
C'est mon trône, c’est moi qu’on prétend conquérir;Et c’est mon juste choix qui seul l’a fait périr.
Madame, après sa perte, et parmi ces alarmes,l’attendez point de moi de soupirs ni de larmes *;Ce sont amusements que dédaigne aisémentLe prompt et noble orgueil d’un vif ressentiment 2 :Qui pleure l’affoiblit; qui soupire l’exhale.
Il faut plus de fierté dans une aine royale;
Et ma douleur, soumise aux soins de le venger...
ARISTIE.
Mais vous vous aveuglez au milieu du danger :Songez à fuir, madame.
Il n’est plus temps : Aulide.
Des portes du palais saisi pour ce perfide,
t II semble que l’auteur, refroidi lui-même dans cette scène, faitrépéter à Viriate les mêmes vers et les mêmes choses que dit Corné’ieen tenant l’urne de Pompée, à cela près que les vers de Coniélie sonttrès touchants, et que ceux de Viriate languissent. (V.)
2 Ce sont amusements est comique; et le prompt et noble orgueiln’a point de sens. On n’a jamais dit, un prompt orgueil, et assuré-ment ce n’est pas un sentiment d’orgueil qu’on doit éprouver quandon apprend l’assassinat de son amant. (V.f