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ACTE IV, SCÈNE IV.
ÉRASTE.
Comme moi ?
LUCILE.
Sans doute. C’est faiblesseDe faire voir aux gens que leur perte nous blesse.
ÉRASTE.
Mais, cruelle, c’est vous qui l’avez bien voulu.
LUCILE.
Moi ? point du tout. C’est vous qui l’avez résolu.
ÉRASTE.
Moi ? Je vous ai cru là faire un plaisir extrême.
LUCILE.
Point; vous avez voulu vous contenter vous-même.
ÉRASTE.
Mais si mou cœur encor revoulait sa prison ;
Si, tout fâché qu’il est, il demandait pardon ?
LUCILE.
Non, non, n’en faites rien ; ma faiblesse est trop grande ;J’aurais peur d’accorder trop tôt votre demande.
ÉRASTE.
Ah ! vous ne pouvez pas trop tôt me l’accorder,
Ni moi sur cette peur trop tôt le demander :
Consentez-y, madame ; une flamme si belleDoit, pour votre intérêt, demeurer immortelleJe le demande enlin, me l’accorderez-vous,
Ce pardon obligeant?
LUCILE.
Remenez-moi chez nous.
SCÈNE IV.
MARINETTE, GROS-RENÉ.
MARINETTE.
O la lâche personne !
GROS-RENÉ.
Ah 1 le faible courage
MARINETTE.
J’en rougis de dépit.
GROS-RENÉ.
J’en suis gonflé de rage.
Ne t’imagine pas que je me rende ainsi.
MARINETTE.
Et ne pense pas, toi, trouver ta dupe aussi.