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Oeuvres De Molière : Avec Des Notes De Tous Les Commentateurs
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LE DÉPIT AMOUREUX,

Et je veux l’adoucir, ou terminer mon sort.

C’est un point résolu.

MASCARILLE.

J’approuve ce transport :

Mais le mal est, monsieur, qu’il faudra s’introduireEn cachette.

VALÈRE.

Fort bien.

MASCARILLE.

Et j’ai peur de vous nuire

VALÈRE.

Et comment ?

MASCARILLE.

Une toux me tourmente à mourir,Dont le bruit importun vous fera découvrir :

( It tousse. )

De moment en moment... Vous voyez le supplice

VALÈRE.

Ce mal te passera ; prends du jus de réglisse.

MASCARILLE.

Te ne crois pas, monsieur, qu’il se veuille passerJe serais ravi, moi, de ne vous point laisser ;

Mais j’aurais un regret mortel, si j’étais causeQu’il fût à mon cher maître arrivé quelque chose.

SCÈNE III.

VALÈRE, LA RAPIÈRE, MASCARILLE.

LA RAPIÈRE.

Monsieur, de bonne part je viens d’être informéQu’Éraste est contre vous fortement animé,

Et qu’Albert parle aussi de faire pour sa filleRouer jambes et bras à votre Mascarille.

MASCARILLE.

Moi, je ne suis pour rien dans tout cet embarras.Qu’ai-je fait pour me voir rouer jambes et bras ?Suis-je donc gardien, pour employer ce style,

De la virginité des filles de la ville ?

Sur la tentation ai-je quelque crédit ?

Et puis-je mais, chétif, si le cœur leur en dit ?

VALÈRE.

Oh ! qu’ils ne seront pas si méchants qu’ils le disenl !