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LE DÉPIT AMOUREUX,
Et j’ai su le secret que cachaient ces habits.
Vous avez fait un trait qui, dans sa hardiesse,
Fait briller tant d’esprit et tant de gentillesse,
Que je vous en excuse, et tiens mon fils heureuxQuand il saura l’objet de ses soins amoureux.
Vous valez tout un monde, et c’est moi qui l’assure.Mais le voici ; pr enons plaisir de l’aventure.
Allez faire venir tous vos gens promptement.
ASCAGNEi
Vous obéir sera mon premier compliment.
SCÈNE yII.
POLIDORE, VALÈRE, MASCAR1LLE.
MASCARILLE à Valère.
Les disgrâces souvent sont du ciel révélées.
J’ai songé cette nuit de perles défilées
Et d’œufs cassés ; monsieur, un tel songe m’abat.
VALÈRE.
Chien de poltron !
POLIDORE.,
Valère, il s’apprête un combatOù toute ta valeur te sera nécessaire.
Tu vas avoir en tête un puissant adversair e.
MASCARILLE.
Et personne, monsieur, qui se veuille bougerPour retenir des gens qui se vont égorger ?
Pour moi, je le veux bien ; mais, au moins, s’il arriveQu’un funeste accident de votre fi s vous prive,
Ne m’en accusez point.
POLIDORE.
Non, non; en cet endroitJe le pousse moi-même à faire ce qu’il doit.
MASCARILLE.
Père dénaturé
VALÈRE.
Ce sentiment, mon père,
Est d’un homme de cœur, et je vous en révère.J’ai dû vous offenser, et je suis criminelD’avoir fait tout ceci sans l’aveu paternel ;
Mais, à quelque dépit que ma faute vous porte,La nature toujours se montre la plus forte,