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ACTE V, SCÈNE VII.
Et votre honneur fait bien, quand il ne veut pas voirQue le transport d’Éraste ait de quoi m’émouvoir !
POLIDORE.
On me faisait tantôt redouter sa menace ;
Mais les choses depuis ont bien changé de face ;
Et, sans le pouvoir fuir, d’un ennemi plus fortTu vas être attaqué.
MASCAIULLE.
_ Point de moyen d’accord P
VALÈRE.
Moi, le fuir! Dieu m’en garde ! Et qui donc pourrait-ce être
VOLIDORE.
Ascagne.
VALÈRE
Ascagne ?
POLIDORE.
Oui, tu le vas voir paraître.
VALÈRE.
Lui, qui de me servir m’avait donné sa foi !
POLIDORE.
Oui, c’est lui qui prétend avoir affaire à toi,
Et qui veut, dans le champ où l’honneur vous appelle,Qu’un combat seul à seul vide votre querelle.
MASCARILLE.
C’est un brave homme ; il sait que les cœurs généreuxNe mettent point les gens en compromis pour eux
POLIDORE.
Enfin, d’une imposture ils te rendent coupable,
Dont le ressentiment m’a paru raisonnable :
Si bien qu’Albert et moi sommes tombés d’accordQue tu satisferais Ascagne sur ce tort;
Mais aux yeux d’un chacun, et sans nulles remises,Dans les formalités en pareil cas requises.
VALÈRE.
Et Lucile, mon père, a, d’un cœur endurci...
POLIDORE.
Lucile épouse Ëraste, et te condamne aussi ;
Et, pour convaincre mieux tes discours d’injustice ,Veut qu’à tes propres yeux cet hymen s’accomplisse.
VALÈRE.
Ah! c’est une impudence à me mettre en fureur.
Elle a donc perdu sens, foi, conscience, honneur !
Molière.—!. I.
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