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Oeuvres De Molière : Avec Des Notes De Tous Les Commentateurs
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ACTE Y, SCÈNE IX.

Mais puisque son erreur me veut faire querelle,Nous le satisferons, et vous, mon brave, aussi.

ÉRASTE.

Je prenais intérêt tantôt à tout ceci ;

Mais enfin , comme Ascagne a pris sur lui l’affaire,Je ne veux plus en prendre, et je le laisse faire.

VALÈRE.

C’est bien fait ; la prudence est toujours de saison.Mais...

Lui ?

ÉRASTE.

Il saura pour tous vous mettre à la raison.valèke.

POLIDORE.

Ne t’y trompe [tas ; lu ne sais pas encoreQuel étrange garçon est Ascagne.

ALBERT.

Il l’ignore ;

Mais il pourra dans peu le lui faire savoir.

VALÈRE.

Sus donc , que maintenant il me le fasse voir.

MARINETTE.

Aux yeux de tous ?

GROS-RENÉ.

Cela ne serait pas honnête

VALÈRE.

Se moque-t-on de moi ? Je casserai la têteA quelqu’un des rieurs. Enlin, voyons l’eifet.

ASCAGNE.

Non, non, je ne suis pas si méchant qu’on me fait ;Et, dans cette aventure où chacun m’intéresse,

Vous allez voir plutôt éclater ma faiblesse,Connaître que le ciel, qui dispose de nous,

Ne me fit pas un cœur pour tenir contre vous,

Et qu’il vous réservait, pour victoire facile,

De finir le destin du frère de Lucile.

Oui, bien loin de vanter le pouvoir de mon bras,Ascagne va par vous recevoir le trépas :

Mais il veut bien mourir, si sa mort nécessairePeut avoir maintenant de quoi vous satisfaire,

En vous donnant pour femme, en présence de tous ,Celle qui justement ne peut être qu’à vous.

VALÈRE.

Non, quand toute la terre, après sa perfidie