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LA VIE
res les plus sanglantes , combats & siè-ges, ne font pas si eífroiables que ceuxque nous prélente la moindre des tempê-tes fur mer , & principalement à ceuxqui n'y font pas accoutumés commemoi. Je n’ai pas de honte de i’avoùer,j’avois besoin de courage , & cela de lapart d’un Valet de Chambre , qui enavoit pour tout Féquipage , c’étoit unCésar, qui bravoit la Mer & ses Flots,tant il eíl vrai que Dieu a mille moyensde nous faire sentir nôtre foiblelTe !
Deux jours après le 29. d’Octobre,'nous arrivâmes aux endroits, où l’onpêche la grosie Sardine, nommée Pel-sam par les Anglois, < 5 c Saracea par lesItaliens , c’est précisément à la Pointedu Lézard , où elle se fait le plus ; lesel qu’on employé se livre par ordre duParlement d’Angleterre j l’on en chargedes Vaiíleaux pour fltalie , où ils arri-vent avant le Carême , & le débit quis’en fait , entretient un grand peuple,
Nous vîmes encore chemin faisantJe long des Côtes d’Angleterre aux en-virons de Douvres la pêche du Harang ,
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