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Essai sur les usages des montagnes : avec une lettre sur le Nil / par E. Bertrand M. D. S. E.
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12 CHAP. IL BEAUTE DES

„ fermer les yeux, trop foibles pour par-„ courrir un cercle fans bornes , qui„ s’étend fous nos pieds. „

„ Un mélange agréable de montagnes,M de lacs & de rochers, s’offre à la vuë,« les couleurs s’en affaiblissent peu à peu ;,3 mais on y distingue toujours mille ob-„ jets. L’éloignement est terminé pars, des hauteurs, où de sombres forêts,3 étouffent les derniers raïons. Une„ montagne peu éloignée présente des„ collines, quis’élévent insensiblement;33 le mugissement des troupeaux en fait,3 retentir les vallons. Un lac, qui s’é-„ tend entre les montagnes , offre unj, miroir immense; une lumière trem-j, blante brille fur íès flots unis. Là desj, vallées tapissées de verdure s’ouvrent„ à la vuë,elles forment des replis, quis, fe rétrécissent dans l’éloignement. „

„ Une montagne chauve révêt sess, précipices d’une glace éternelle, qui,„ semblable au cristal, renvoie les raïons33 d U soleil ; la chaleur brûlante de la« canicule fait de vains efforts contr’elle.„ Une autre montagne fertile fe couvre,3 de pâturages abondans ; fa pente in-„ sensible brille par f éclat des bleds, qui3, meuriífent, & ses coteaux, font cou^33 verts de çent troupeaux. Des cl L

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