DU TRADUCTEUR.
aplaudissement général. Tout le monde vou-lut se faire honneur d'en sentir les beautez ;Sc f Auteur y avoit si bien attrapé le goût deson tems Sc de la Nation,quau milieu d’iuieGuerre variée par un nombre presque infinid evénemens , tous plus importans les unsque les autres, simpatience du Nouvellistene lemportoit point fur la curiosité du BelEsprit, Sc que son se conlòloit de la disettequi regnoit quelquefois dans les Réflexionspolitiques des Gazetiers, par l’heureuse fécon-dité du PHILOSOPHE NOUVELLISTE ,qui tiroit alors de son Imagination de quoiles entretenir agréablement. .sai oui direque la Reine ANNE se faisoit lire le matinces Feuilles volantes à mesure qu elles étoientpubliées, & que cette lecture lui fit toujoursbeaucoup de plaisir jusqu à ce que Mr. STEE-LE se déclara trop ouvertement, au gré decette Princesse , contre le changement duMinistère.
Je ne me flate pas que la Traduction ait àbeaucoup près l’heureux succès qu eut l’Ori-ginal. Il y a des agrémens attachez à la Lan-gue Sc au Climat qui perdent beaucoup, ouqui diíjparoissent tout-à-fait, lors qu’on lestransporte ailleurs, ou qu’on les habille d’u-ne autre maniéré. Des Allusions fines Sc dé-licates que l’Auteur faiíòit à des affaires, gran-des ou petites, qui se passoient alors, Sc dont