LE PHILO S O P FIE
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au soir se placer dans les Loges , de l’avertír,dis-je, que tous ses Amis eurent honte pour luide Pétat où il parut. Les Dames furent dans uneappréhension continuelle d’entendre des paroles quichoquent le oreilles chastes, & les Meilleurs ne s’enfirent pas moins de peine, soit qu’ils compatissentsecrètement à Pembarras de ces Dames, ou quepeut - être ils sussent indignez de Pâliront qu’onleur saissoit en paraissant, devant elles, dans unétat qui sent si peu le respect que l’on doit auBeaux Sexe. Pour cette sois, on pardonne à cejeune Seigneur, parce qu'il ne lui échappa pointde groísieretez ; mais qu'il n’ait pas Paudace d 3 yrevenir. Je viens cPinsinuer que je fuis Membrede la Société qui travaille à la déformation desMœurs. Dans cette Société Pon ne met pas à toutdes Personnes aussi considérables que le sont lesBicl^erjìafss. Je tiens au-dessous de moi, de censu-rer les grands défauts, & de flétrir publiquementPaìjandon au Vice. Mais quand il s’agit de corri-ger des fautes d’Indécence; de ces fautes que Poncommet par un oubli de son rang, & qui vien-nent de ceux dont l’exemple influe fur le Peuple;c’est un soin qui me regarde ; je m’en fuis char-gé d’office, & j’ai des Espions dans tous les lieuxd’all'emblée qui me donnent avis de tout ce quis’y passe. Que Pon se le tienne donc pour dit :Si quelque Dame du bel air s’avise de rire à PEg-lise, ou si quelque petit Maître se présente soû àla Comédie, ils peuvent compter de se voir ex-posez dans ma première Feuille volante, qui pa-roîtra ensuite de leur action ; puis qu’en qualitéde simple honnête Domme qui a quelque politesse,je ne íaurois soufrir de pareils excès.
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