Buch 
Le philosophe nouvelliste / traduit de l'anglois de Mr. Steele, par A.D.L.C. suivant l'edition d'Amsterdam de 1735
Entstehung
Seite
100
JPEG-Download
 

NOUVELLISTE. Art. VI. 7-

,, & naturelles dans Pinimitable description qu’il„ suppose qu '‘Adam fait de lui-mème , au VIII.

„ Livre du(a) Paradis perdu. Mais, à mon avis,„ il n’ya rien de plus beau que les Vers suivans,

„ où il rend compte de la maniéré dont il s’en-„ dormit pour la première fois après (à création:

Portant ainsi par tout mes pas à Pavantu/e,

En vain je m’adressois à toute la NaturePour apprendre le nom du puissant Bienfaiteur.

De qui j’avois reçu ma vie & mon bonheur.

Tout fut sourd à ma voix; & ce profond silenceAugmentant çia surprise avec mon ignorance ;

Pour y rêver à l’aise, enfin je me couchaiSous un riant Ombrage, & de fleurs tout jonché.Ce lieu, dont la beauté me parut enchantée ,Adoucit les transports de mon Ame agitée ,

Et du premier sommeil y sema les pavots.

D’une aimable langueur les plaisirs tout nouveaux,Saisissant mes esprits, couloient de veine en veine,Et mes sens s’éteignant par degrés & fans peine,

II me sembloit qu’ainsi je renírois doucementDans Tinsensible état de mon premier néant.

„ Mais voyçz un peu ce fripon de Dryden. Je,, ne puis lui pardonner ce qu’il a fait dans son„ (b) Etat d'Irtnocence II y donne à notre Mers„ Eve la mime crainte d’anéantissement que MiU,, ton donne à notre Pere Adam ; mais il la lut„ donne dais une occasion bien différente. Da„ grandes & de serieuses Réflexions paroissent a-

voie

(a) C’est le dus beau Poëme Epique que l’Angleterre»it produit.

(b) C’est le ;ire d’un Ouvrage de ce koëte.