NOUVELLISTE. Art. IX.
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chere Enfant que tu as commise à mes foins,„ fai qu’elle se comporte avec tant de prudence ,,, 8c que sa conduite soit si bien réglée, que ce„ grand Seigneur , qui est épris de fa beaute' »j, n’ait pour elle que des désirs légitimés Parìsa-,tis sentit sa Nièce au trou de 1a. serrure ; elle s’yëtoit bien attendue. Elle continua donc de la forte;„ Oui, mon Dieu, rends-la Mère d’une Famille„ nombreuse & florissante ; & donne lui une con*„ duite si modeste & si sage, que ce jeune Sei-,, gneur se puisse promettre toutes les benedicti*„ ons d’un Mariage heureux, dans la possellìost„ d’une Femme qui fera si vertueuse , pendant„ qu’il y a si peu de vertu dans le mondé " ïtastorelle n’en voulut pas ouïr davantage. Le coupavoit porté. La crainte d’étre découverte lui faitprendre la fuite. Elle court à son miroir, se coef-se plus modestement, tire son tour de gorge, &pour tout dire en un mot, se met précisémentcomme la sage Lindannre a coutume de íè mettre.La conversion est parfaite, parce qu’elle est since*fe. II ne manque plus rien, à cettô aimable Fille,de Ce qui peut faire considérer une Dame jeune &très-bien faite , & à Pheitre qu’il est , il fe pré*fente, actuellement à son choix, deux ou troisPartis semblables à celui que la bonne Tante sup*posoit dans fa Priefe. L } adresse de Pstrìsatis à mé*nager l’humeur, & à diriger an bien l’inçlinationvicieuse d’une jeune personne ne peut être assezadmirée. 11 n’est pas ordinaire aux vieilles gensd’avoir tant (i’égards pour les foiblesses du pre*mier âge. Les Exemples n’en sont pas communs »& je ne me souviens que d’un autre approchant
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