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LE PHILOSOPHE
de celui que je viens de citer. C’est celui de no-tre fameux (a) Noy. Son extrême douceur allajusqu’au point dc ne censurer qu’après sa mort lesderéglemens de son fils. Ce Fils, grand dissipa-teur, ne sut ce que son Père avoit pensé de lui,qu’en entendant lire cette clause de son Testament:,, Pour le reste de mon bien, je le lailîè à mon„ fils Edouard que je constitue mon principal He-„ ritier , & PExecuteur de ma derniere volonté ;,, je le lui laisse , dis-je, afin qu’il le dissipe à fa,, fantaisie. Tel est mon dessein en le lui don-„ nant, & je n’en attends point autre choie M . Ungénéreux dépit, & quelques réflexions fur les bon-té? d’un Père dont il étoit indigne , changèrenttout à coup ce jeune homme, & d’un franc scé-lérat qu’il étoit, en firent un des Sujets les plusaccomplis d u Royaume.
ARTICLE. X.
Par Mile. JEANNETON DISTAFF Sœur utérinede Mr. BÌCKERSTAFF. Da Samedi 30. Avril,au Marài Z. Mai 1709.
De mon Cabinet le 1. de Mai.
U Ne affaire de conséquence ayant obligé monFrere à sortir de Londres , il m 5 a laissé le soind’écrire cette feuille, & m’a permis d’y ar-
ran-
(a) Mr. Noy étoit lin fameux Jurisconsulte fous le ré-gné de Charles I. 11 fut Avocat Géne'ral de ce Prince.Mylord Clarendon en a peint le Caractère , dans Ion I.Livre de l’Histoire de la Guerre civile.j