NOUVELLISTE. Art. X.
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ranger tout à ma mode. II a bien cru que IcPubllic pardonnéroit quelque chose à un Ecrivainde mon ^exe; & pour moi, j’ai été charmes del’emploi qu’il m’a donné. La Curiosité, qui nousest naturelle, y a trouvé la première son compte;j’ai visité à souhait le Cabinet de mon Frere, enCommençant par les Papiers qu’il avoit mis sucla table pour m’en servir au besoin. Le premierqui s’est trouvé sous ma main , est un Discoursqui traite de t empire de la Beauté , éfl de {'influen-ce (pu?elle a partout sur les a&iom publiques & privéesdes Hommes , avec un Appendix , qu’il appelle , Pland’un Garçon pour gouverner fa Femme quand il enaura.
La première règle du Plan que ce Garçon sepropose de suivre, est d’obliger sa Femme à re-noncer à son Sexe; car il veut qu’elle ait en aver-sion les Opéra , les Bals , & les Visites ; qu’ellecroie que la compagnie d’un Mari suffit pour rem-plir agréablement tout le vuide de la vie, & qu’iln’y a point d’homme au Monde qui lui paroisseavoir autant ou plus de savoir, de bravoure, &d’esprit que ce Mari. Pour le second point , ilprétend qu’il lui soit permis de faire des infideli-tez à fa Femme, fans que cela tire à conséquen-ce & aquiere à cette Femme aucun droit d’en fai-re à son tour ; car il déclare fort sèchement qu’iln’entendra point raillerie sur les entorses qu’elle pour-roit donner à la foi conjugale. II s’étend fort icifur la conduite prudente, & circonspecte qu’il veutque sa Femme tienne, lorsqu’elle s’appercevra deses insidelitez. Tout cet Appendix me paroi t dudernier ridicule. Le projet en est détestable, Sc
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