N O V V E L LIS T E. Art. xt rzr
la Branche la plus* nombreuse > & la plus pauVfâde rnotre Famille. Les Bâtons-à-deux bouts ne sontpresqjue que Gladiateurs, ou Voleurs, (a) On ena tarut pendu depuis peu qu’il n'en reste plusguere:s.
Ltes Eâtons-blancs sont tous gens de Cour. (b)Ils y occupent les postes les plus considérables »& l’on en a vu quelquefois de si forts & de siadroits , que cinq cens hommes des plus puissansdu Roiaume ont vainement uni leurs efforts pouCleur arracher des mains, une Baguette.
Les Bâtons faujfés (c) sont furieusement adonnesà la débauche du Vin & des Femmes. Tout four-mille de ceux-ci dans la Ville de Londres , &dans les Campagnes voisines. On remarque com-me
,, loít à cause decelaleS Charitrésde la branche, PBoileau „ Restes. II. C’est à cette branche on baguette desChantres d’Homere que notre Auteur fait allusion.
(a) Uste Loi faite de nos jours etr Angleterre y a pres-que fait difparoitre tous les Voleurs de grand chemin. Ortdonne 40. livres sterlin de récompense à quiconque en fai£âttrapper & pendre un. Cette récompense est accordée átin Voleur qui fait pendre son camarade, & par ce more»on a détruit la confiance qui est nécessaire entre eux pourCxeícer leur Brigandage.
(b) La Baguette blanche est la marque des premiersOfficiers de la Couronne d’Angleterre. Ceux qui ont cesBaguettes font quelquefois si puissans auprès des Rois ,qu’il y en a eu qui fe font moqués de la Chambre desCommunes, composée de plus de 500. personnes.
(d) Le nom que PAuteur leur donne marque le pettde confiance que Perl peut prendre en des personnes deee caractère*
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