Nouvelliste. Art. xx. su
j’ai reçue depuis peu de Hollande. Elle vient d’unde mes Amis qui est à Amsterdam , où il y aun Théâtre magnifique. Cette magnificence nedoit pas surprendre. Ce qu’il y a de plus singu-lier, c’est la Troupe que l’on choisit & que l’onentretient pour jouer ; on y voit en même temsla politesse & la frugalité de cette Nation-là. Voicidonc ce que l’on me mande,
MONSIEUR*
Mes Amis m'ont retenu ici tine semaine de plus qtíbje ríavois dessein d’y demeurer. Leur intention a étéde tuf y faire voir une de leurs Pièces que Pon joua.hier au soir avec beaucoup d'applaudissement. Tóus lesAíleurs en étoient de fimples Artisans qui, après avoirfait leur journée , gagnent le soir un Florin à faireles Pois & les Centraux .Le Héros de la tragédieê-toit un Tailleur, qui avoit un Garçon de Caffii pourson premier Ministre. Je ne pus voir P Impératrice fanísonger à la Parthenope de la (a) Répétition ; car la.Mère de P Actrice Hollandoise tient un Cabaret à Bie-re dans les Faitxbourgs d’Amsterdam. Après la Tra-gédie vint une petite Farce dans laquelle il parut unCordonnier qui joua son Pôle à merveille, cela ne pou-vois être autrement. Car cet homme n 1 y f ai soit que fortmétier ordinaire, (f ne représentait fur le Théâtre enbadinant que ce qui fait tous les jours dans la Boutique
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(s) J‘ai dit ailleurs que cette Pièce est d’un SeigneurAnglois, qui, pour se moquer de Dryden , imrodtiit eePoete formant lin Plan de Tragédie tout-'a-fait ridicule, &pour le dessein & pour les Personnages,