NOUVELLISTE. Art. XXVI . 377
riere 51 s’est enrichi. J’en attends 300. de la parcdu Siieur Soilet pour avoir fait accroire à son As-socié qu’il a emprunté au Denier quatre, pour lecomjpte de la Compagnie , de l’argent qu’il a tire’de sa bourse. Les Princes absolus tirent de leursPeup.les tout ce qu’ils veulent, ne mesurant la ju-stice qu’à l’étendue de leur pouvoir. Pourquoine pirofiterai-je pas de même, de la crainte oudu respect que l’on a pour mes lumières? J’en-joins donc à toutes les personnes qui auront faitquelq[ue Action qu’il leur est important que le Pu.blic ignore, de m’envoyer aulíìtôt l’argent du Se-cret. Je le mérite bien peut-être autant qu’uneFemme ou qu’un Valet de Chambre. Ces Do-mestiques ne peuvent dire ce qu’ils voient qu’àde petites gens de leur forte. Mais moi, je puisen instruire toute la terre, mes Contemporains &la Postérité. Que l’on prenne là-dessus ses mesu-res. II faut se corriger ou me gagner.
Du Cafte de W HIT E le 8. de Juin.
A peine mon Esprit familier m’a-t-il remis laLettre de LOUIS XIV. qu’au lieu de m’entre-tenir de ce qu’il a remarqué à la Cour de France ,il a repris son Office de Gardien, & m’a questi-onné sur les pensées que j’ai eues, & fur les A-vantures qui m’ont occupé pendant son Voyage.Je lui ai confessé que, pendant ce court espacede tems, j’avois eu souvent bésoin de son assistan-ce , & cela sur tout depuis que je m’étois mis entête de combattre la fureur des Duels. “ En vé-rité, nda-t-il dit t s’il étoit permis de rire dans
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