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Le philosophe nouvelliste / traduit de l'anglois de Mr. Steele, par A.D.L.C. suivant l'edition d'Amsterdam de 1735
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LE PHILOSOPHE

Ls8

Cette Dame se coefFe tout comme elle faiíoîtavant ma Lettre ; de même qu’une autre à laquel-le j’écrivis le même jour, le Billet qu’on va lire.

„ Madame j

„ Accordez moi la grâce d’oter les trois Mouches„ que vous mettez au bas de votre joue gauche , &„ je vous permets d'en mettre deux de plus fous l'Oeil„ du même côté. La Symmetrie de votre Visage rPen„ sera que plus reguliere, à moins que vous ri'aimiez„ mieux mettre une grande Aíouche fur les dix Points„ noirs que vous avez au bas du Menton. Je fuis,„ Madame , &c.

II me semble que ma Lettre e'toit obligeante,& que je n’y demandois rien qui ne fût raison-nable. Cependant, soit qu’elle n’ait pas été ren-due, ou pour quelque autre raison que j’ignore,la Dame se mouche comme à l’ordinaire. Aureste on doit observer, là-deisus, que la Sociétécharitable ne donne de ‘ces Avis à Personne quepar rapport aux choses dont on se peut corri-ger. On l 5 a vû dans les deux Exemples précedens.On le verra de même dans celui-ci. Nous avons,en certain quartier de la Ville, deux Sœurs quisont éternellement aux Fenêtres pour voir lesPassans , comme si elles ignoroient le prix desHeures, ou qu’elles voulussent inviter Compagnie.Je leur écrivis ce peu de mots.

„ Mes Cheres Dames,

„ Auslìtôt la présente reçue, fermez vos Châssis.

Hier je passai dans leur Rue, & je les vis en-core