NOUVELLISTE. 'Art. XXXÏV. 281
pas besoin d’imiter Pythagore , & c’est - là ce quime rend leur procédé incompréhensible. Est-cedonc qu’ils se font.mis en tète que ce Sage Grecne repassoit le soir sa journée, que pour s’en rap-pelles historiquement les faits , fans en tirer desConclusions Morales qui lui servirent de Règlepour le lendemain?
Vams d’ailleurs se trompe grandement s’il s'ima-gine , comme il paroît le faire, qu’il suffise , poursa justification, de se tenir sur ses gardes pour nedevenir ni Lapitbe ni Centaure. Puis qu’il a lu lesanciens Poètes il auroit dû se souvenir d’un en-droit bien rémarquable dans le onzième Livre deYOdyjsée. (a) Les Compagnons d 'Ulysse y fontmétamorphosés en Pourceaux par la Vertu Ma-gique d’une espèce de Vin que Circé leur fait boire.Horace lui-mème ne manqua pas de mettre à pro-fit cette Fable, quand il voulut inspirer (b) à Lol-lius une juste aversion du penchant vicieux quece dernier montroit à l’intemperance, & je croisqu’un honnête Homme ne devroit pas moins
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ta) Odyss. K. Vers. 2,39.
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C’est-à-dire. " lis eurent la Tête, la Voix, le Corps,„ & lc Port des Poilrceaux.
(a) Horat. Epift. II. Lib. I. Vers 2,4. 2;.
Quas si cum sociis stuitus, cupidusque bibisset. Vixissct canif immundus, vel arnica luto fus.
C’est-à-dire littéralement, ” S’il , [Ulysse] eut en la« sottise de boire avec avidité du Breuvage de Circé,„ comme ses Camarades, il auroit vécu Chien sale, ou,, Pourceau qui se veautre dans la boue.