NOUVELLISTE. Art. XXXIV. 289
Je crois bien qu’avant que de se mettre au lit,ils ne; furent pas fort en état de repasser leur jour-née à Limitation du sage tythagore. Mais je ne íàu-rois croire que Chapelle , à son reveil , ne sentietout le ridicule de l’Evenement, & ne prit quel-ques résolutions de ne s’en plus donner de sem-blable. II avoit trop d’esprit pour ne le pas fai-re. Auflì ne revint-il plus à la mëme folie. Maisl’inclimation l’emportant toujours chez lui fur laraison , il ne cessa point de retomber en des ex-travagances semblables, il étoit né pour les avan-tures, & son caractère dominant les saisoit naîtrepar tout. En voici une autre, où il eut encorebesoin de Molière.
(a) ,, En revenant à'Hauteuil, à son ordinaire„ bien rempli de vin, car il ne voyageoit jamais„ à jeun, il eut querelle, au milieu de la petite„ Prairie d ’Hauteail avec un Valet, nommé Ga~„ denier , qui le servoit depuis plus de trente ans.„ Ce vieux Domestique avoit Phonneur d’ètre„ toujours dans le Carosse de son Maître. II„ prit fantaisie à Chapelle en descendant à’Hdfi-„ teuil j de lui faire perdre cette prérogative, Sc,, de le faire monter derriere son Carosse. Go-„ demer, accoutumé aux caprices que le vin cau-„ soit à son Maître, ne se mit pas beaucoup en„ peine d’exécuter ses ordres. Celui - ci se met„ en colere. L’autre se moque de lui. Ils se„ gourment dans le Carosse: le Cocher descend„ de son Siège pour aller les séparer, Godemer,, en profite pour se jetter hors du Carosse. Mais„ Chapelle irrité le poursuit, St k prçnd au Col"Tome II. T „ lc«
(a) Tiré du même Ouvrage, J