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Le philosophe nouvelliste / traduit de l'anglois de Mr. Steele, par A.D.L.C. suivant l'edition d'Amsterdam de 1735
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Z 20

LE PHILOSOPHE

cun d’eux ne sentit, parce que chacun «Peux lereçut pour P Amour l’un de l’autre. On a sur-,tout admiré , dans cette Avanture, le couragehéroïque èPArrie , qui a fourni le sujet de Punedes (a) plus belles Epigrammes de P Antiquité.

„ Retirant le Poignard tout fumant de son sein ,

„ Et Postant à Paetus , cher Epoux, dit Arrie,

„ Je ne sens aucun mal de ce coup de ma main ,

,, Et je meurs de celui qui va P ô ter la vie.

De mon Cabinet , le 2Z. Sept.

En rentrant chez moi, j’ai trouvé la Lettresuivante, que mon Valet y a reçue «Pun hom-me , dont il n'a pu rien m’apprendre, si ce n’est'que (b) son Chapeau étoit noir.

Le 19. du septième Mois.

„ Etant de cette partie de Chrétiens, que les'„ hommes appellent Quouacres, Sc de ceux de ces„ derniers (c) qui cherchent la bonne voye , je

„ me

(a) Elle est de Martial, Liv. I. Epig. 14. La voici en

Latin: ,

Casta suo gladium cuni traderet Arria Pxto,

Quein de visceribns traxerat ipsa suis;

Si qua fides, viilnos, quod feci, non dolet, inquit :

Scd quod tu faciès, hoc mihi, Pxte, dolet.

(b) Pour peu que les Qiiouacres Anglois soient à leuraise, leur coutume universelle est de porter des Chapeauxde Castor, toujours bien nets, & bien luisans.

(c) Il y |a dans l’Original. Soeker , ou Chercheur.C’est le nom propre dïine Secte peu nombreuse, ou peu

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