NOUVELLISTE. Art. XLI. 349
trement. Elle mordra facilement à l’Appas. Jela conncois à son air. Elle a trop de gayeté pouravoir de 11’Amour,& pour ne pas souhaiter un Amant.
Mais passons à quelque chose où le Public doitprendre plus d’intérët. Je publiai, il y a quel-ques jours, une Censure générale de mes Ecrits,& je n’en retranchai que certaines petites chosesqui me parurent trop flatteuses. II est juste qu’onentende aussi ce qui se peut dire pour ma défen-se. On le trouvera dans la Lettre suivante , 8csur le tout je dois, d’avance , avertir mes Lec-teurs, que mon dessein fut toujours de tenir unjuste milieu entre l’Eloge & la Satire, c’est-à-direde louer fans bassesse, 8c de rire fans malignité.Voici la Lettre qui m’a été adressée.
30. Sept.
„ Monsieur ,
,j Comme j’ai toujours cru, qu’il n’y a rien,, de plus propre à réformer le Siècle que la Sa-,„ tire, pendant qu’on en borne les traits à. de va-„ gués Généralités, je n’y saurois voir les incon-,, véniens qu’un Anonyme affecta , (a) l’autre„ jour, d’y trouver. II dit, qu’on met un hom-„ me au désespoir en le dénonçant au Pub'icj qu’il„ ne lui reste plus alors de frein qui le retienne,,, qu’il hazarde tout pour se dédommager de la,, perte de fa Réputation , & qu’au lieu de sui-„ vre en cachette les mauvais Exemples , il vient„ enfin lui-même à en faire leçon. Quoiqu’en„ général le frein , dont il s’agit , soit peu de„ chose pour des Pécheurs obstinés , j’avouerai„ à P Anonyme que la Charité nous prescrit de
grands
(a> Vos. J Article du * 7 . au zp. Sept.