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Tome premier. A - AKR.
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ABIU; Hist.Sacr. , fils dti grand-prê-tre Aaron L d’Elizabeth, fut consacrélui-même prêtre d u dieu vivant ; maisayant mis du feu étranger dans son en-censoir , au lí-.u d'eu prendre fur l'auteldes holocaustes, il en fut puni fur lechamp par une flamme miraculeuse quisortit de l’autel, & le consuma lui & sonfrereNadab, coupable du même sacri-lège.

ABJURATION, s. f. en général, actepar lequel on dénie ou l'on renonce unechose d’une maniéré solemnelle,& mêmeavec serinent. F. Serment.

Ce mot vient du latin abjuratio , com-posé de ab, de ou contre, & dejnrare,jurer.

Chez lei Romains le mot A'abjuras ionfignifioit dénégation avec faux ferment,d’une dette, d’u n gage , d’un dépôt, ouautre chose semblable , auparavant con-fiée. En ce sens Vabjuration est la mêmechose que le parjure; elfe différé de l’é-juration qui suppose le serment juste. F.Parjure , Ue.

L’ abjuration se prend plus particuliè-rement pour la solemnelle renonciationou rétractation d'une doctrine ou d’uneopinion regardée comme fau (Te & perni-cieuse.

Dans les loix d’Angleterre,«&/«*■«• unepersonne, c’est renoncer à l’autorité ouau domaine d’une telle personne. Par leserment d 'abjuration, on s’oblige de nereconnoître aucune autorité royale dansla personne appellée le prétendant, Si dene lui rendre jamais l'obéiflance que doitrendre un sujet à son prince. F. SER-AIENT, Fidélité, &V.

Le plot abjuration estauíïï usité dansles anciennes coutumes d’Angleterre ,pour le serment fait par une personnecoupable de félonie, qui se retirant dansun lieu d’asyle, s’obligeoit par fermentd'abandonner le royaume pour toujours;ce qui le mettoit à l’abri de tout autrechâtiment. Nous trouions aussi desexemples d'abjuration pour un temps ,pour trois ans, pour un an & un jour , &semblables.

Les criminels étoient requs à Faire cet-te abjuration en certains cas, au lieu d’ê-tre condamnés à mort. Depuis le tempsd’Edouard le confesseur,jufqu’à laréfor-aiation, les Anglais avoienttant de dé-

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votion pour les églises, que fi un hommecoupable de félonie se réfugioit dans uneéglise ou dans un cimetiere , c’étoit unasyle dont il ne pouvoit être tiré pourlui faire son procès; mais en confessantson crime à la justice ou au coroner , &en abjurant le royaume, il étoit mis enliberté. F. Asyle & Coroner.

Après Yabjuration on lui donnoitunecroix, qu’il devoit porter à la main lelong des grands chemins,jusqu’à ce qu’ilfùt hors des domaines dn roi : on l’ap-pelloit la bannière de Mere-Eglife . Maisl ’abjuration déchut beaucoup dans la fui-te , & se réduisit à retenir toujours leprisonnier dans le sanctuaire, où il luiétoit permis de finir le reste de ses jours,après avoir abjuré fa liberté & fa librehabitation. Par le statut 22 de Jaques I ,tout usage d’asyle, & conséquemmentà'abjuralìon , fut aboli. Foyez SANC-TUAIRE. (G)

* ABLAB, s.m. arbrisseau de la hauteurd’un cep de vigne. On dit qu’il croît enEgypte, qu’il garde sa verdure hiver &été , qu’il dure un siécle, que ses feuilles& lés fleurs ressemblent à celles de la ss-ve de Turquie , que ses Feves serventd’aliment cn Egypte , & de remede con-tre la toux & la rétention d’urine , esc.Mais il faut attendre , pour ajouter foià cette plante & à les propriétés, que lesNaturalistes en aient parlé clairement.Foyez-en la deJWiptiois à son vrai nomLablab.

§ ABLAI, Géog. , contrée de la gran-de Tartarie , au sud de la Sibérie, & aunord du pays des Calmoucks noirs. Sespeuples sont gouvernés par un princeCalmouck, fous la protection de l’empi-re Ruíììen ; ils n’ont d’autre métier quecelui de la guerre. Le prince fait fa rési-dence à Bercon ou Bocrkoë, petite villeproche de la riviere d’Itiich. Long. 91.9;. lat. çi. (C. As

ABLAIS, s. m. , terme de coutume ; ilfe dit des blés sciés encore giflants fur lechamp. (H)

* ABLAQUE , f. nom que tes Fran-çois ont donné à la soie de perle, ou ar-daifine. Cette soie vient par la voie deSmyrne; elle efl fort belle ; mais com-me elle 11e souffre pas l'eau chaude ; il ya’peu d’ouvrages dans lesquels «Ile puiffeentrer.