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Tome premier. A - AKR.
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*ABLAQUÉATION, s. m. Agric.,tnLatin ablaqaéatìo ; de ab & laqueus. Cemot mérite d'être adopté dans notre lan-gue, comine i! l’a été dans la langne An-gloise. il signifie l’ouverture que l’onfaità la terre autour des racines des ar-bres , pour les exposer à faction immé-diate del’air, de la pluie & du soleil;opération qui se fait communément enJanvier, & qui sert beaucoup à vivifier& à fertiliser les arbres. Botanical Dic -tionnaryby R. Bradley.

ABLATIF,f. m. terme de Grammaire ;c’estle sixième cas des noms Latins. Cecas est ainli appelle du Latin uhlutus.òlé,parce qu’on donne la terminaison de eecas aux noms Latins qui font le complé-ment des prépositions à, abfque, de , ex ,Jtue , qui marquent extraction ou trans-port d’unc chose à une autre ; ablatns àme, ôté de moi ; ce qui ne veut pas direqu’on ne doive mettre un nom à Vablatifque lorlqu'i! y a extraélìon ou transport ;car ou met anlsi à Vablatif un nom quidétermine d’autres prépositions, commeclam, pro , pr,c, &c. mais il fa n t observerque ces íortes de dénominations íé tirentde Lissage le plus fréquent, on méme dequelqu’un des usages. C’eli ainsi quePriscien, frappé de l’tm des usages de cecas, l’appelle cas comparais fiparce qtì'eneffet on met à {'ablatif Van de corréla-tifs de la comparai Ion : Paulus efi iocíiorPetro ; Paul est plus savant que Pierre.Varron rappelle cas latin, parce qn’il estpropre à la langue Latine. Les GrecsJl’ont point de terminaison particulièrepour marquer Vablatif \ c’est le génitifqui en faitjla fonction; & c’eft pour celaque l'on trouve souvent en Latin le géni-tifs la'maniéré des Grecs , an lien del’oWní j/Tatin.

II n'y a point A’ablatif en Franqois, nidans les autres langues vulgaires , parceque dans ces langues les noms n’nnt pointde cas. Les rapports ou vues de l’efpritqúe les Latins marquoient parles diffé-rentes inflexions ou terminaisons d’unmême mot, nous les marquons, ou parlaplace du mot, ou par lc secours des pré-positions. Ainsi,quand nos Grammairiensdisent qu’Un nom est à V ablatif-, ilsneledisentque par analogie à la langue La-tine; je veux dire , par l’habitudé qu’ilsont prise dans leur jeunesse à mettre du

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Franqois en Latin,L à chercher cn que!cas Latin ils mettront lin tel mot Fran-qois : par exemple, si l’on vouloir rendreLatin ces deux phrases, la grandeur deParis,&je viens de Paris ; de Paris seroitexprimé par le génitif dans la premiersphrase, an lieu qn’il seroit mis àl 'ablatifdans la seconde. Mais comme en Fran-qois l'effet que les terminaisons Latinesproduisent dans l’esprit y estexcité d'uneautre maniéré que par les terminailons,il ne faut pas donner à la maniéré Frati-qoiíeles noms de la maniéré Latine. Jedirai doncqu’en latin amplitudo on va/li-tas Lutetice , est an génitif’, Lutetiu , Lu-tetùe , c’est le même mot avec une infle-xion différente : Lutetùe est dans un casoblique qu’on appelle génitif dont Lissa-ge est de déterminer^le nom auquel il serapporte, d’en restreindre l’extension,d'en faire une application particulière.Lttsnen filis, le génitif folis détermine lu-men. Je ne parle, ni de la lumicre en gé-néral , ni eie la lumière de la lune, ni îlecelle des étoiles, Uc. je parle de la lu-mière du soleil. Dans la phrase Franqoisela grandeur de Paris , Paris ne changepoint de terminaison : mais Paris est liéà grandeur par la préposition de, & cesdeux mots ensemble déterminent gran-deur; c’est - à - dire qu’ils font connaîtrede quelle grandeur particulière on veutparier : c’est de la grandeur de Paris.

Dans la seconde phrase je r>icv5 de Pa-ris, de lie Paris à je -viens , & sert à dé-signer le lieu d’®n je viens.

Uablatif a. été introduit après le datifpour plus grande netteté.

Sanctius, Voisins,la méthode de Port-Rnyal,& les Grammairiens les plus habi-les,soutiennent que {'ablatif est le cas dequelqu’une des pr/xq/rtiour qui se cons-truisent avec l’ ablatif ; en forte qu’il n’ya jamais d’nàinti/' qni ne suppose quel-qu'une de ses prépositions exprimée ousous-entendue.

Ablatif absolu. Par ablatif absolu lesGrammairiens entendent un incise qui setrouve en Latin dans une période,pour ymarquer quelque circonstance ou detemps ou de maniéré,&’c.& qui est énon-cé simplement par l’ ablatif : par exem-ple, imperunte Cassure Augujlo , Chrijlusnatus efi : J. C. est venu au monde fousle régné d’Augúíie. C-efar, deleto bostium