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Tome premier. A - AKR.
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vivans, & garnis de petits bras qu’ilsétendent pour chercher leur nourritui e,dès qu’ils le fout attachés au rocher , ouà quelque substance dure, car ils neflottent point sor i'eau , triais dès qu’iìsfont nés , ils se Axent à quelque corpssolide par leur pied ou tige, qui est untube alongé. Cette multiplication n’au-roit peut-être rien de bien étrange} maiselle n’eft pas prouvée. II est plus ûir qneI’animal, attaché an rocher par fa tige,poulie un tube rampant fur le mêmerocher, d’où naissent d’autres zoophy-tcs semblables les 11ns à côté des autres.Je ne semis donc guere porté à croire lapremiers maniéré de multiplier par labouche. Quoi qn’il en soit, Yacíinia-sociata est d bine substance charnue, ten-dre , formée de plusieurs tubes qui «'en-flent vers la partie supérieure de l’ani-mal, où ils se terminent en une bulbe auhaut de laquelle la bouche qu’entoureun seul rang de bras, ou de griffes ou depinces, si l’on aime mieux leur donnerce nom.

i ACTlONs Act£, Grammaire. Actionse dit généralement detouteequ’on fait,commun ou extraordinaire. Aile ne sedit que de ce qu’on fait de remarquable.Cette ttítîon est bonne ou mauvaise; c’esttin acte héroïque. C’est une bonne ai'lionque de soulager les malheureux ; c’estlin acte géséreux que de fe retranchcrdunécessaire pour eux. I.e sage se proposedans toutes ses allions une fin honnête.Le prince doit marquer tons les jours defa vie par des acter de grandeur. On ditaussi une action vertueuse & un acte devertu.

Un petit accessoire de sens physiqueou historique , dit M. l’ahhé Girard,distingue encore ces deux mots : celuitraction a plus de rapport à la puissancequi agit, L celui d’acte en a davantage àl’effet produit, ce qui rend t’un propre àdevenir attribut de l’autrc. Ainsi onpourroit dire : conservez la présenced’esprit dans vos aéiions, & faites qu’el-]es soient toutes des actes d’équité. Voy.les Synonymes de M. f abbé Girard.

Action, f. f. Morale. Les actionsmorales ne font autre chose que les ac-tions volontaires de l'bomnte , considéréesfar rapport à C imputation de leurs effetsisatis la vie commune- Par action voims-

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taire, nous entendons celles quidépetî-deu: tellement de la volonté humaine,comme d’une ratsse lisse, que fans ladétermination , produite par quelqu’unde ses actes immédiats , & précédée dela cnnnoissance de Vcntendement, ellesne fe ssroicnt point, & dont par con-séquent Vcxistence, ou la non-existence,est au pouvoir de chacun.

Ton te aéíion volontaire renferme deuxchoses : l’une que Von peut regardercomme la matière de V action ; & Vautrecomme la forme. La premiere, c’est lemouvement même de la faculté natu-relle , ou Vusage actuel de cette facultéconsidéré précisément en lui-même.L’antre, c’est la dépendance où est cemouvement d’un décret de la volonté,en vertu de quoi on conqsit Yaêiiencomme ordonnée par une cause libre &capable de se déterminer elle-même. L’tr-iage actuel de la faculté considéré pré-cisément en lui même, s’appelle plutôtUne action dc la volonté , qu'tine aclionvolontaire, car ce dernier titre est affectéfeulement au mouvement des facultésenvisagé comme dépendant d’une libredétermination de la volonté: mais onconsidéré encore les aciions volontairesou absolument, & en elles-mêmes, com-me des mouvemens physiques produitspourtant par un décret de h volonté,ou eu tant que leurs effets peuvent êtreimputés à l’homme. Lorsque les aciionsvolontaires renferment dans leur idéecette vue réfléchie , on les appelle desaciions humaines: & comme on passe pourbien ou mal morigéné, selon que cesfortes d'aííions sont bien ou mal exécu-tées, c’elt-â-dire , selon qu’elles con-viennent on ne conviennent pas avec laloi qui est leur réglé , & que les disposi-tions même de l’ame, qui résultent deplusieurs actes réitérés , s’appcUentmœurs ; les aciions humaines , à cause decela , portent aussi le titre ú’acHons mo-rales.

Les aílions morales, considérées andernier égard, renferment dans leuressence deux idées : Vune qui en est com-me la matière. & Vautre comme la forme.

La matière comprend diverses choses.1°. Le mouvement physique do quel-qu’une des facultés nattircllesrpar exem-ple , de la faculté motrice de l’apuétit