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Tome premier. A - AKR.
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étoit affranchi dc la loi des pallions, &que bien loin que la liberté de l’hommesage consistât à n’être pas soumise à leurempire , elle consistait au contraire àsecouer le joug des loix divines. 11s al-laient tout nus-, & commettoienten pleinjour les actions les plus brutales. Le roiCharles V secondé par le zele de Jacquestìe Ivíora , Dominicain & inquisiteur àBourges , en fit périr plusieurs par lesflammes; on brûla aussi quelques-tins deleurs livres à Paris daits la place du mar-ché aux pourceaux , hors la rue saintHonoré.

Un fanatique nommé Picard, natif deFlandre, ayant pénétré en Allemagne& en Bohême au commencement dn xvsiécle, rcnoLivella ces erreurs, & lesrépandit fur-tout dans farinée du fa-*Lieux Zisca malgré la sévérité de ce géné-ral. Picard trompait les peuples par sesprestiges , & se qualifiait fils de Dieu :il prétendoit qne comme un nouvelAdam, il âvoit été envoyé dans le inondepour y rétablir la loi de nature, qu’ilfaisoit sur-ton t consister dans la nuditéde toutes les parties dn corps, & dans làcommunauté des femmes. II ordonnait àses disciples d’atter nus par les rues & lesplaces publiques, moins réservé à cetégard que les anciens Adamites , qui nese permettaient cette licence que dansleurs assemblées, Quelques Anabaptis-tes tentèrent en Hollande d’augmenterlenombre des sectateurs de Picard ; mais lasévérité d u gouvernement les eut bien-tôt dissipés. Cette secte a aussi trouvédes partisans cn Pologne & en Angle-terre: ils «'assemblent la nuit; & Portprétend qu’une des maximes fondamen-tales dejlcur société est contenue dans ceVers r

Jura , fer jura , secretum proierè noB.

Quelques savans font dans l’opinionque Forigihc des Adamites resnontcbcau-coup plus haut que rétablissement dnChristianisme : ils se fondent sur ce qneMaacha incre d’Asa, roi de Juda, étaitgrande prêtresse tìe Priape , & qne dansSes sacrifices nocturnes que les femmesfaisaient à cette idole obscène , elles pa-îoiffúíeiït tontes nues. Le nioiif'des Ada-fnitef n'étóit pas le même qne celui desftifotítenr» de Priape j & l’on a vu par

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leur Théologie qu’ils n'avoíent pris cftìPaganisme que l’esprit de débauche , Snon le culte dc Priape. Voyez PriapB<

( (ï. )

* ADAM’S PIC en Anglais, on Pied'Adam en François, ffeogr., la plushante montagne de Ceylan dans l’ísle deColombo. Elle a deux lieues de hauteur,.& à son sommet une plaine deileuxcentspas de diamètre. Long. gg. lat.y.

* ADANA , A DMA, subs., Gíogr .,ville de la Natolie sur la rivière de Cho-que». Long. 54 - lat. S8- lo.

ADANÈ, s. m., Hist. nat. , en Italien ,Adello ou Adeno ; en Latin Attrlus ,poisson qui ne se trouve que dans 1erfleuve du Pó. II a cinq rangs de grandesécailles rudes & piquantes, deux de cha-que côté, : & l’autre au milieu du dos; ce-lui-ci finit en approchant de la nageoire,qui est près de la queue; cette nageoireest feule fur le dos : il y en a -deux fousle ventre & deux près des nageoires vla queue est pointue. Ce poisson feroitassez ressemblant àl’efttirgeon, sur-toutpar ses grandes écailles: mais il les quitteavec le temps ; l’esturgcon au contrairene perd jamais les siennes. Quand l's-dane a quitté ses écailles, ce qui arrivelo'rsqn’tl a un certain âge, il est foítdoux an toucher. Ce poisson a la tête fortgrosse, les yeux petits, la bouche ouver-te , grande & ronde : il n’a point dedents ; lorsque la bouche est serinée*les lèvres ne sont pas en ligne droite,elles forment des sinuosités. II a deuxbarbillons charnus & mous , ses ouiésfont couvertes, & son dos est blanchâtre.Ce poisson est fi grand & 1Ì gros , qu’iípesé jusqu’à mille livrés , àu rapport d®Pline , ce qui est fort étonnant pour un

I poisson de rivière. On le pêche avec titïhameçon attaché â une chaîne de fer zj & il Faút deux bœufs pour le trtîner lors-’ qw’il est pris. Plineassurequ’on ne trouvej ce poisson que dans le Pô. En effet, ostn’en a jamais vu dans l’Océan ni dans Ist| Méditerranée. Quelque gros qu’il puisseí être . ce n’eft pas une raison pour croireJ qn’il ne sort pas de rivière ,'car l’éte nduei & la profondeur du Pô sont plus quej suffisantes dans de certains endroit»| pour de pareils poissons : celui-ci habite'> les lieux où i! y a le ptusde poisson, & fli s’e» nourrit ; il se retire pendant i’hfí«tr