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donnant à celui qui Padoptoit.
Ce fut de cette maniéré que le PapeJean VIII adopta Boson, Roi d’Arles;exemple unique, peut-être, dans l’his-toire, d’une adoption Faite par lin ecclé-siastique ; l’usage de l’ adoption établi àl’imitation de la nature, ne paraissant pasl'autoriser dans des personnes à qui ce fe-rait un crime d’engendrer naturellementdes enfans.
M. Boussac, dans ses N~ocíes Tbeolo-gicœ , nous donne plusieurs formes mo-dernes ({'adoption , dont quelques-unesse Faisoient au baptême , d’autres par l’é-pée. ( H )
La demande en adoption , nomméeadrogatio, étoit conque en ces termes :Velitïs , jubeatis utì I. Vulerius LucioTicìo tam legs jureque jilius Jìbifat , quamfi ex eo pâtre matreque samtlìas ejus natuseffet} utìque ei vìtee necìfque in eumpo-teftas fat v.ti pariundo filio efl. H,c ila,iìt dixi , ìta vos, Quintes , rogo. Dansles derniers temps les adoptions fe fai-soient par la concession des empereurs.Elles lé pratiquoient encore par testa-ment , In imâ cerâ C. Oclavimn in f ami -liant nomenque aioptavit. Les fils adop-tifs prenoient le nom L le surnom de ce-lui qui les adoptoit; & comme ils aban-donnoient en quelque forte la familledontils étaient nés, les Magistrats étaientchargés du foin des dieux pénates de ce-lui qui quittait ainsi fa Famille pour en-trer dans une autre. Comme l 'adoptionfaifoit suivre à Pensant adoptif la con-dition de celui qui l’adoptoit, elle don-nait aussi droit an père adoptif sur tou-te la Famille de Pensant adopté. Le Sé-nat, au rapport de Tacite, condamna &défendit des adoptions feintes dont ceuxqui prétendoient aux charges avoientintroduit l’abus , afín de multiplierleurs cliens & de fe faire élire avecplus de facilité. L 'adoption étoit abso-lument interdite à Athènes en faveurdes Magistrats, avant qu'ils eussent ren-du leurs comptes en sortant de charge.(G&i/)
*§ Adoption, Hifì. mod. L’adop-tion est fort commune parmi les Turcs,& encore plus parmi les Grecs & les Ar-méniens. II ne leur est pas permis de lé-guer leurs biens à un ami, ou à un pa-rent éloigné ; mais, pour éviter qu’ilsn’aillent grossir le trésor du grand-sei-
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gneur, quand ils se voient sans espoir delignée , ils choisissent dans nne familledu commun, quelque bel enfant de l’unou de Pautre sexe, le menent au cadi, &, là, en présence & du consentement dei ses parens , ils déclarent qu’ils i’adop-í tent pour leur enfant. En même tempsj les pere & mere renoncent à tous leursdroits fur lui, & les remettent à celui qui1 l’adopte : on passe un contrat en bonneI forme, & dès-Iors Pensant ainsi adopté| ne peut être déshérité. Mylady Monta-r gué , qui rapporte cette forme d’adoptiondans ses lettres, dit avoir vu plus d'unmendiant refuser de livrer ainsi leursenfansà de riches Grecs, tant la nature ade pouvoir fur le cœur d’un pere & d’unemere, quoique les pores adoptifs aient engénéral beaucoup de tendresse pour cesenfans qu’ils appellent enfans de leursaines. Cette coutume seroit beaucoup pinsdémon goût, ajoute cette judicieuse An-gloise, que Pnsiige absurde où nous som-mes de nous attacher à notre nom. Fairele bonheur d’un enfant qne j’élcve à mamaniéré, ou (jpour parler turc) fur mesgenoux , que j’ai accoutumé à me respec-ter comme son pere , est, selon moi, plusconforme à la raison, que d’cnricbirquelqu’un qui tient, des lettres qui com-posent son nom, tout son mérite & touteson affinité.
Adoption par t.es armes , Hifl.milit. liaioption militaire a pris naissan-ce chez quelques peuples du nord , ouparmi les Germains ; ce qui est à-peu-prèsla même chose, les uns & les autres ayantune même origine. Ces peuples rappor-tèrent tout à la guerre, & ils ne quit-toient point leurs armes. C’ctoit dansune assemblée publique que l’un deschefs de la nation, le pere ou quelque pa-rent, armoit pour la premiere fois Pen-sant parvenu à l’âge de puberté. C’étoitcette cérémonie, dit Tacite, qui en fai-soit un citoyen , & elle tenoit lien del’aste par lequel les Romains prenoientau même âge la robe virile.
Cette cérémonie a les caractères d’uneadoption militaire, par laquelle les Ger-mains étoient reconnus enfans de la ré-publique; mais on yvoit'-ette différen-ce, qn’iei c’est nne permission de porterles armes; au lieu que les adoptions mi-litaires étoient une récompensé pour lesavoir portées avec gloire.
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