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me une sorte d'éducation honnête.’ IIn’en est pas de même de l’union passa-gère des personnes qui fout fans engage-ment.
Les plaisirs que Dieu a voulu atta-cher à la société conjugale , tendent àfaire croître le genre humain; LPcf-fet suit l’institntion de la providence ,quand ces plaisirs font assujettis à uneréglé : mais la ruine de la fécondité& l’opprobre de la société sont les fui-tes infaillibles des liaisons irrégulieres.
D’abord elles font la ruine de la fécon-dité : les femmes qui ne connoissentpoint de devoirs , aiment peu la qua-lité de mere , & s’y trouvent trop ex-posées; ou íì elles le deviennent, ellesne redoutent rien tant que le fruit deleur commerce. Ou ne voit qu’aveedépit ces malheureux enfans arriver àla lumière : il semble qu’ils n’y aientpoint de droit, & l’on prévient leur !naissance par des remedes meurtriers; 'ou on les tue après qu’ils ont vu le jour,ou l’ons’en délivre en les exposant. Il seforme de cet amas d’enfans dispersés àl’aventure , une vite populace fanséducation, fans biens, fans profession.L’extrême liberté dans laquelle ils onttoujours vécu , les laisse nécessairementfans principe, fans réglé & faus retenue.Souvent le dépit & la rage les saisissent,& pour se vanger de l’abandon où ils sevoient, ils se portent aux excès les plusfunestes.
Le moindre des maux qne puissentcauser ces amours illégitimes, e’est decouvrir la terre de citoyens infortunés,qui périssent fanspouvo'irs’allier, &quiai’ont causé que du mal à cette société, oùon ne les a vus qu’avec mépris.
Rien n’est donc plus contraire à Pac-croissement & an repos de la société , queìa doctrine & le célibat infâme de cesfaux Philosophes, qu’on écoute dans lemonde , & qui ne nous parlent que dubien de la société, pendant qu’ils en rui-nent en effet les véritables fondemens.ïl’unc autre part, rien de si salutaire à«n état, que la doctrine &lezele de l’E-glise , puisqu’elle n’honore le célibat que«lans l’intention de voir ceux qui l’em-brassent en devenir plus parfaits, L pinsïitiles aux autres ; qu’elle s’applique àinculquer aux grands comme aux pe-tits , la dignité d« mariagcvpour les fixer
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tous dans une sainte & honorable socié-té : puisqu’enfin c’est elle qui travailleavec inquiétude à recouvrer, à nourrir,& à instruire ces enfans, qu’une philoso-phie toute bestiale avoit abandonnés.(X)
Les anciens Romains n’avoient pointde loi formelle contre Vadultéré ; l’accu-sation & la peine en étoient arbitraires.L’empereur Auguste fut le premier quien fit une, qu’ileut le malheur de voirexécuter dans la personne de ses propresenfans : ce fut la loi Ju.lia, qui portoitpeine de mort contre les coupables :mais quoiqu’en vertu dc cette loi, l’ac-cul'ation du crime d ’adultéré fut publi-que & permise à tout le monde, il est cer-tain néanmoins que Yadultere a toujoursété considéré plutôt comme un crime do-mestique & privé, qne comme un crime; public ; en forte qu’on permettoit rare-ment aux étrangers d’en poursuivre lavengeance, fur-tout si le mariage étoitpaisible , & que le mari ne fe plaignitpoint.
Aussi quelques-uns des empereurs quisuivirent , abrogerent-ils cette loi quipermettoit aux étrangers Paccusationd 'adultérs ; parce que cette accusationne pouvoit être intentée sans mettre ladivision entre le mari & la femme,fans mettre l’état des enfans dans l’in-certítude , & fans attirer fur le marile mépris & la risée ; car comme lemari est le principal intéressé à exami-ner les actions de fa femme , il est àsupposer qu’il les examine avec pi us decirconspection qne personne ; de sorteqne quand il ne dit mot, personnen’est en droit de parler. Voyez Accu-sation.
Voilà pourquoi la loi en certains cas aétabli le mari juge L exécuteur en fapropre cause , & lui a permis de fe ven-ger par lui-même de l’injure qui lui étoitfaite, en surprenant dans faction mêmeles deux coupables qui lui ravissaientPhonneur. 11 est vrai que quand le marifaifoit un commerce infâme de la débau-che dc fa femme, ou que témoin de sondésordre,il lediffimuloit S r . lefouffroit,alors Vadultéré devenoit un crime pu-blic, & la loi Julìa décernoit des peinescontre le mari même auffî-bien que con-tre la femme.
A présent, dans la plupart des con-