ANA
stion que fit Pilate à Jesus-Christ:,,Çî«£Í est•veritasì remliie lettre pour lettre par cet-te anagramme, Est v'ìr qui adeft, qui ron-vènoit pnrfaiteméiîr à celui qui avoií ditde lui-mêmc , cgoJ’uMvìa, Veritas, &c.Telle est encore celle qu’nn a imaginéefiir le meurtrier de Henri \l\,frere Jac-ques Clément , & qui porte , c'eft l'enferqui nia créé.
Outre les anciennes especes éianagram-mes , on en a inventé de nouvelles , com-me Vanagramme mathématique imaginéeen 1680 , par laquelle l’abbé Cateiantrouva que les huit lettres de Louis XIV,faisoient vrai héros.
O11 a encore une espece $anagrammenumérale, nommée plus proprementchronogramme , où les lettres numérales,c’est-à-dire,celles qui dans i’arithmétiqueromaine tenoient lieu de nombre , prisesensemble selon leur valeur numérale, ex-priment quelque époque : tel est ce disti-que de Godard sur la naissance de LouisXIV, eu 163s, dans un jour où l’aiglei'e trouvoít en conjonction avec le cœurdu lion.
EXorlens DcLpbln aqVILa CcrDlsqVc
Leonìs
CongressV gaZLosspe LatTt T aqVe refe-
Clt,
dònt toutes les lettres majuscules ras-semblées forment en chiffre romain ,MDC XXXVIII, 0111638.
’ Cette pénible bagatelle n’est plifc ac-cueillie aujourd’hui : mais il faut con-,venir que parmi ces anagrammes , il s’entrouve quelques-unes de très-jolies. Cel-le que nous allons rapporter semble mé-riter d’ètre conservéc.En voici l'occasion.Le jeune Stanislas, depuis roi de Polo-gne . étant revenu de ses voyages , touteì’illustre maison des Lecfinski se rassem-bla à Lissa pour le complimenter sur sonretour. Le célébré Jablonski, alors rec-teur du cnllege de Lissa , fit à cette occa-sion un discours oratoire, qu’il fit suivrede divers ballets , exécutés, par treizedanseurs , qui représentoient autant dejeunes héros. Chaque danseur tenoit à lamain un bouclier, sur lequel étnit gravéeen caractères d’or l’one des treize lettresdes deux mots : DomuS LesCJNIA , &à la fin de chaque ballet, les danseurs settouvoient rangés de manière que leursboucliers farmoient autant d 'anagrammesdifférentes. ‘
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Au premier ballet c’étoit l’ordre naturel -Domus lescinia.
Au second , Aies incolumis.
Au troisième, Omnis es lucida .
Au quatrième, ManeJìdus loci.
Au cinquième, Sis c damna Deì.
Et au dernier, I , scandesolium.
Cette derniere anagramme est d'autantplus remarquable qu’elie fut une espeeede prophétie. ( Cet article est. tiré de lathéorie des beaux-arts de AI. Suher. )
* ANAGROS, f. m. Comm,, mesurede grains en Espagne , qui tient un peuplus que la mine de Paris. Trente-sixanagros font dix-neuf septiers de Paris.
§ ANAGYRIS , Botan ., en François,hois-puant , en Anglois , stìnking-bean -trefoìl; en Allemand , stimkbaum.
Caraclere générique. La fleur, qui estpapilibn.acce , est composée d’un pavil-lon cordiforme qui dépasse beaucoup lecalice , de deux ailes ovales & simples &d’une nacelle , plus longues que le pavil-lon. L’cmbryon devient une grande fili-•que oblongue, qui contient plusieurs se-mences rénifovmes.
On ne connoît qu’une feule espece dece genre , qui est de la classe des rnonogy-nia decemdria de Lînnseus.
Anagyris à feuilles ovales & à fleurslatérales.
Anagyris foliis ovutìs , f.oribus latera-libus. Anagyrrs fetida. Bauh. Pin. 391.
Stìnking bean-trefoil.
Cet arbrisseau croît naturellement enEspagne , en Sicile , en Italie S dans laFrance méridionale , anx lieux monta-gneux , où il s’éleve à la hauteur de huitou dix pies. Dans la France septentriona-le , ainsi qu’en Angleterre, il craint lefroid; il faut le planter près d’un murexposé au midi , ou lui pratiquer dans unbosquet un bon abri entre des haies d’ar-.bres toujours verds,& Rempailler durantles jours froids.
II produit en avril & én mai des épis defleurs d’un jaune éclatant qui ressem-blent à ceux du grand cytise.
II sé multiplie de semences & de mar-cottes. On doit le semer à la fin de màrsdans des caisses emplies; de bonne terrelégere, enterrées dans une couche tem-pérée ; fi les graines font bonnes, les ar-bustes paroîíront au bout d’un moîs; onleur fera passer les trois premiers hiver*fous des caisses à vitrage; mais le prejpier