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Tome second. AL - AOU.
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ANA

des ne font salutaires qu’autant qn’il fefait une conversion convenable des ali-mens solides & liquides en sang & 'en li-queurs bien conditionnées , pour Formerun suc nourricier propre à réparer lespertes occasionnées par les mouvemensdu corps.

On ne doit point employer ces reniedesdans les maladies aigries, dans la chaleur& l’effervefcence des humeurs, commedans la íìevre, ou lorsque la malle du sang& des liqueurs elt remplie d’impuretés :niais on pent s’en servir utilement dansle déclin des maladies, dans la conva-lescence, lorsque les passions de faîne& de longues veilles, les travaux & fati-gues de l’efprít & du corps, ou de grandesliémorrhagies, ont épuisé les Forces.

II ne faut pas non plus donner ces re-mèdes indifféremment: on doit user d’ungrand ménagement dans leur administra-tion, parce qu’ils passent promptementdans le sang, & qu’ils en augmentent laquantité.

Les remedes analeptiques font parmiles végétaux, !« fleurs de rose, de citron,d’orange, de jasmin, de muguet; les feuil-les de mélisse, d’origan, de marum ; lesfruits tels que les citrons, les oranges,les écorces de canelle, de cascarille.

Parmi les animaux, les sucs tirés desanimaux, les gelées , les consommés.

La décoction ou I’infnsion de chocolatdans l’eau , le lait, Peau distillée du painavec les écorces de citron, le bon vinvieux de Bourgogne , le véritable vind’Elpagne, font des remedes assurés pourréparer peu à peu les forces des convalef-cens.

Toutes les eaux spiritueuses donnéespar intervalle & à petite dose , sont bon-nes dans le cas où i! faut ranimer les for-ces ou épuisées ou abbattues.

La thériaque. les confections d’hyacin-the &d’a!kermès font d’excellensmoyenspour réveiller le ressort des fibres tom-bées dans Patonie & le relâchement. (A 7 )

ANALOGIE, f. f. Log. N Gramin.,terme abstrait: ce mot est tout grec, dvr-ìenytu. Cicéron dit que puisqu’il se sert dece mot en latin , il le traduira par compa-raison , rapport de ressemblance entre unechose & uue autre : A’vaAoy/oe, latine (au-dendum efl enim , qitoniam htec primum «nobis novantur) comparutìo proportio-vedici poteft. Cic.

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Analogie signifie donc la relation > 1crapport ou la proportion que plusieurschoses ont les unes avec les autres, quoi-que d’ailleurs différentes par des qualités fqui leur font propres. Ainsi le pié d’unemontagne a quelque chose d'analogueavec celui d’un animal, quoique ce soientdeux choses très-différentes.

II y a de l 'analogie entre les êtres quiont entre eux certains rapports de ressem-blance, par exemple , entre les animaux& les plantes : mais Vanalogie est bienplus grande entre les especes de certainsanimaux avec d’autres especes. II y aauífi de P analogie entre les métaux & lesvégétaux.

Les scholastiques définissent P analogie,une ressemblance jointe à quelque diver-sité. Ils en distinguent ordinairement detrois sortes; savoir une d’ inégalité , où Uraison de la dénomination commune estla même en nature , mais non pas en de-gré ou en ordre; en ce sens, animal pstanalogue à P homme & à la brute : une d’aí-tribìition , où quoique la raison du nomcommun soit la même , il se trouve unedifférence dans son habitude ou rapport ;en ce sens , salutaire est ‘analogue tant àl’homme qu’à un exercice du corps : n neenfin de proportion , où quoique les rai-sons du nom commun diffèrent réelle-ment, toutefois elles ont quelque pro-portion entr’elles; cn ce sens, les ouïesdes poissons font dites être analogues auxpoumons dans les animaux terrestres.Ainsi l’œil & l’entendement font ditsavoir analogie ou rapport P u n à l’autre.

En matière de langage,nous disons queles mots nouveaux font formés par analo-gie, c’est-à-dire que des noms nouveauxfont donnés à des choses nouvelles, con-formément aux noms d é j a établis d’an-tres choses, qui font de même nature &de même el’pece. Les obscurités qui setrouvent dans le langage, doivent sur-tout être éclaircies par le secours deYanalogie.

L ’analogie est aussi un des motifs de nosrail'onnemens ; je veux dire qu’elle nousdonne souvent lieu de faire certains rai-sonnemens, qui d’ailleurs ne prouventrien , s’ils ne font fondés que huYanalo-gie. Par exemple, il y a dans le ciel uneconstellation qu’on appelle lion j Vanalo-gie qu’il y a entre ce mot & le nom de Pa-nimal qu’on nomme aussi lion , a donné