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Tome second. AL - AOU.
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lation qai puisse me Faire recourir à descauses fur-n a tu rel ses. I/, le 1 chapitre îleVévangile de suint Matthieu, V. 1 C.r’ 20 ,où ii jiaroït que saint Joseph garda la con-duite dont nous parions (*

Lu grammaire , Y analogie est lin rap-port de ressemblance nu d’apprnximatìonqu’il y a entre une lettre & une autre let-tre , ou bien entre un mot & unautre mot, ou enfin entre une expression,uu tour, un phrase , & un autre pareil.Par exemple , il y a de Vanalogie entrele fi & le P. Leur différence ne vientque-de ce que les levreS font moins ser-rées l’une contre Pautre dans la pronon-ciation d u B, & qu'on le» ferre davantagelorlqu'on veut prononcer P. 11 y a aulfide Xanalogie entre le B & lc l T . II n’y apoint A'anabigie entre notre on dit & ledicitur des Latins, ou Jl dice des Italiens :ce font-là des faqons de parler propres &particulières à chacune de ces langues..Mais il y a de Y analogie entre notre on dit& le man sagt des Allemands : car notreou vient de homo , & tncm sugt signifiel'homme dit ; man kan , Phomme peut.Uanalogie est d un grand usage en gram-maire pour tirer des inductions touchantla déclinaison , le genre & les antres ac-culons des mots. ÇF. &. X.) ■

Analosus , l'tibst. f. Bell. Let. , fanscompter l’accord de la parole & de la pen-sée , qui est la premiere réglé de Part deparler & d’écrire , nous avons encoredans le style plusieurs rapports à obser-ver , lesquels peuvent être compris fous

• le terme &' analogie.

Par Y analogie dvt style en lui-même ,on entend Punitéde ton & de cquleur.

* Le langage a dissérens tons , celui du baspeuple , celui du peuple cultivé, celui

. du monde L de la cour, qu'on appellefamilier noble , celui de la liante éloquen-•. ce, celui île la poésie héroïque , & dans. tout cela une infinité de gradations & de:.nuances qui varient encore selon lesâges, les conditions & les moeurs.

, ... Par. Punité de ton & decoulenr-i on ne,doit pas entendre la monotonie ; k-stylepeut. .être .homogène fans uniformité.

. C’est dans la variété des mouvemsus &,

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des imagçs que consiste la variété du sty-le. Les tons différées dont je parle ,. fontà la langue ce que les divers modes fontà la musique : chaque mode a son systèmede sons analogues entr’eux ; chaque stylea de même un cercle de mots, de tours& de figures qui lui conviennent , &dont plusieurs ne conviennent qu’à lui.C'eft dans ce cercle que la plume de l'é-erivain doit s’excrcer t & plus elle y con-serve de liberté , de vivacité & d’aiíance,plus , dans ces limites étroites , le stylea de variété.

Le ton le plus aisé à prendre & à sou-tenir , après celui du bas peuple, c estle ton de la haute éloquence L de la hautepoésie , parce qu’il est donné par les bonsécrivains , & qn'il ne dépend presqueplus des caprices de P n sage. Uu hommeau fond de la province peut, en étudiantRacine , Fénéìou &. M. de Voltaire , seformer an style héroïque.

Le ton le plus difficile à saisir & à ob-server avec justesse ,. est celui du familiernoble , parce qn’il est I-c- plus fu;et detous aux variations de la mode, que lescouleurs en font aussi délicates que chan-geantes, & que pour les appercevoir, ilfaut un sentiment très-fin & habituelle-ment exercé. C’est fur quoi les gens dumonde fout le plus éclairés & le moinsindulgens. Toute la segactté'de leur es-prit semble appliquée à .remarquer lesexpressions qui s’éloignent de leur usage;ou p.ltiiéfc., sans étude K sens intention ,i's eaffont frappés , comme parinstinct,& les bienséances de style ortteneux'.. desjuges,aliíii sévères que les. bieníféáncesdes mœurs. Voilà pourquoi un ouvragedans.le genre familier noble n? peut êtrebien égrity dans notre tairgur,-* qn’d Pa-ris, & pdr un homme qaii .se soit forméan milieu de.cette.société choisie qu’onappel !t !emonder." -m ••

fci’est encore moins par la diversité destons , que,par l.'inçí’ttifcnde & la variationcoatimieUe-de leurslimite*; qu’il est dif-ficile dj...rbs:r.v.er,enécrivant:une parfaiteanalogie de style. Parier h;, langage fiaa-pledci-lionnéíe bomgcoisq fans tomberjamais dans celui du bas'peuple; parler

■(' f ).;Lo.j.'sqne les bêtes farouches refpcctoient ses saints & dévoro/ept les bour-■ re?.rix.,-étoit. ce une fuite de Perdre naturel ? 81 l'on aúmettoitses p'riricipès dei’aii-teuFde cet -article sons restriction ■; ne pourroït— on . pas , contre son intention ,révoquer erq doute Iss.miraai*» .mêra’e sou nui pur- ìr, &vektkni'? u> • • •

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