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Tome second. AL - AOU.
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pnr le trou , si en effet ees aréoles neforment qn’nne feule image.

On tracera ensuite dans chacune deces aréoles des parties d’un objet, quiétant vues par le trou K , ne paroítrontformer qn’im seul tout ; & on aura soinde regarder par le trou K en faisantcette opération, pour voir fi tontes sesparties forment en effet une feule ima-ge. A l’égard des espaces intermédiaires,on les remplira de tout ce qu’on vou-dra ; & pour rendre le phénomène pluscurieux . on aura foin même d’v tracerdes choses toutes différentes de cellequ’on doit voir par letton; alors regar-dant par le trou K, on ne verra qtt’uneimage distincte , fort différente de ceilequi paroiffoit fur le papier à la vuesimple.

Ou volt à Paris dans la bibliothèquedes minimes de la place royale , dehxanamorphoses de cette espece ; elles fontl’ouvrage du P. Niceron , .dont nousavons déja parlé : & on trouve aussidans le f. IV. des mém. de Vétend, imfér.de Fctersbourg , la description d’une ana-morphose semblable , Faite par M. Lnt-tuítn , membre de cette académie , enrhonneur de Pierre II , empereur deRussie : cet auteur expose la méthodequ’il a suivie pour cela , & fait des re-marques utiles fur cette matière. V.la ' Catoptrique & la Dioptrique de M.Wolf. (O)

§ ANAMULLU, f. m. Ilìft. nat. hot .,arbre toujoursverd, commun àTeken-kour & autres lieux du Malabar , oùil fleurit dans la saison des pluies. Van-Rheede en a donné une figure passablesons son nom malabare anamnllii , dansson Hart. Malabar, vol. VIII , pi. XL ,p. 75. Les Brames rappellent haflicau-to. les Portugais fahas TnrqUcíla , lesHollandois muan boonen ; c’est par cor-ruption qu’on lit anctmaìlu dans quel.ques dictionnaires.

C’est un arbre de a; à 30 piés dehauteur , de la forme à peu-près du ro-bina , c’est-à-dire du Faux acacia ; à ra-cine ligneuse, épaisse , répandantau loinses fibres , dont l’ccorce est brun-clair.Son tronc a presque un pié de diamè-tre ; il a lc bois blanc & dur , couvertd’uneéeorce épaisse, cendrée-verte, com-me saupoudrée .qà S'là de chaux , Lsemée à des distances de trois à quatre

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pouces d’épines coniques , droites; ras-semblées au nombre de quatre à íìx enfaisceaux , longues de deux à quatrepouces , larges de trois lignes à unpouce , qui partent du bois , & ontcomme lui leur écorce. Les branches quipartent de tous cotés du tronc, font me-nues , longues , vertes d’ahord , ensuitenoirâtres , & semées d’épines sembla-bles, mais beaucoup plus rares & pluspetites.

Ses feuillés sortent alternativement& à de grandes distances le long des jeu-nes branches, & même de leurs épines ;elles sont ailées fur un rang , composéesde quatre à cinq paires de folioles , quel-quefois fans impasse & quelquefois avecune impaire, elliptiques, obtuses, lon-gues d’un pouce & demi, une Fois moinslarges, épaisses , lisses, unies, velou-tées finement , luisantes, verd-brunesdessus , plus clair dessous ; le pédiculecommun qui les porte est cylindrique ,long de cinq à six pouces.

De l’aisseille des feuilles , vers l’ex-trémité des branches , fort une petitepanicule de 80 à 100 fleurs blanches ,petites, de trois lignes environ de lon-gueur, menues, portées fur un pédun-cule deux fois plus court qu’elles. Cha-que fleur consiste en un calice court,divisé jufqu'ati milieu en deux levres,c n une corolle à cinq pétales étroits,iné-gaux en papillon , & en 10 étamines àanthères jaunes , réunies par leurs filetsen un cylindre , enfilé pnr l’ovaire quidevient par la fuite un légume mem-braneux , applati, sec, elliptique, longde trois à quatre pouces, trois à cinqfois moins large , partagé intérieure-ment en deux à trois loges qui contien-nent chacune une graine plate , cour-bée en croissant, longue de près de troislignes, d'un verd-clair, luisante , &environnée d’un demi anneau de chairau point qui rattache par tin filet assezlong à la partie supérss lire du légume.

Qualités. La racine de Vanansullu aune odeur~aromatiqn4 très-suave; sesfleurs ont aussi de l’odcur , mais très-foí-b!e. Ses feuilles n’ont qu’un goût sabacéou du haricot. '

Usage s. Cet arbre est fi peu malfai-sant , que les M.vabares emploient lesépines, dépouillées de leur écorce , .pontse percer les .oreilles, comme nous fai-