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Tome second. AL - AOU.
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ANA

sons avec des épingles d’argent. Ils fontavec la décoction de ses feuilles dansl’eau de riz & le petit lait , un bainpour dissiper l’enflnre du ventre , soitqu'il soit rempli par des vents ou parune lymphe extravafée. Le charbon deson bois , pilé avec les feuilles du bé-tel , s’applique fur les ulcérés & lesexanthèmes pour les sécher.

Remarques. Les feuilles inférieures &des vieilles branches de YunamUliu , fontsujettes à porter en-dessous , le longde leur côte mitoyenne, une à quatrepetites galles, ovoïdes, verd-brunes,enfte’cs en vessie longue de trois à cinqlignes , à écorce dure , fragile, succu-lente, lisse, remplie par un vèr blanc-jaune , qui devient fans doute une mou-che à quatre ailes & à aiguillon , de lafamille des ichneumons.

Cet arbre a, comme l’on voit, quel-ques rapports avec le févier, gleiitjìa ,par ses épines & ses feuilles , mais ilen différé beaucoup plus par ses fleurs& ses fruits , St doit former un genreparticulier, voisin du moullava dans lapremiere section de la famille des plan-tes légumineuses. (3/1. /Hanson.')

* ANAN ou ANNAND, Géog. moi. ,fleuve d'Ecosse' , dans fa partie méri-dionale, province d'Anandal ; il prendfa source près du Cluid , & fe déchargedans un golfe de la mer d’Irlande, ap-pelle Solfaìfrítb. Baudrand.

ANANAS, Híst. nat. , genre de planteobservé par le P. Plumier : fa fleur estmonopétnle , faite en forme d’enton-noir, divisée en trois parties, & poséefur les tubercules d’un embryon , quidevient dans la fuite un fruit charnu,plein de suc , & fait comme une pommede pin, II renferme de petites semencesfaites en forme de rein , & couvettesd’une coiffe. Tournefort, inflitutionumrei herbariœappendice. íL Plante. (/)

* On en distingue six efpeces , selonMiller , où l’on peut voir leurs descrip-tions. La premiere qu’il appelle ‘ananasaculeatus , fruSíu ovato , carne albidâ ,est, selon lui, la plus commune en Eu-rope : mais il ajoute que Vananas acu-ieatíis , frais u pyramìdato , carne aiireâ ,qui est la seconde espece , est préféra-ble à la premiere , parce que son fruitest plus gros & d’un meilleur goíit,& qu." son suc est moins astringent. Cette

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espece pouffe ordinairement de dessousson fruit six ou sept rejetons , ce quila fait multiplier aisément, & peut larendre, dit Miller , commune en peud’années.

Les curieux cultivent la troisième ef-pece , ananas folio vix /erras», pour lavariété seulement; car le fruit n’en estpas si bon que celui des efpeces précé-dentes.

La cinquième espece , ananas aculea-tus ,fruBu pyramidato , nìrefcente , carneaureà , est maintenant fort rare en Eu-rope ; elle passe pour la meilleure ; euAmérique les curieux la cultivent pré-férablement aux autres : on la peut fairevenir des Barbaries ou du Montferrat.

La sixième qu’on appelle en botaniqueananas , fntílu ovato , ex luteo viref-centc, came luteâ , est venue de la Ja-maïque; elle n’est pas encore communeen Angleterre , dit Miller ; ceux quiont goûté de fou fruit, assurent qu’il abeaucoup de faveur. Mais comme elleest tardive , elle s’accommode plus dif-ficilement de notre climat. Son fruit estun mois de plus à mûrir que le fruitdes autres.

J’ai ouï parler, continue le même bo-taniste , d’une antre espece d 'ananas ,dont la chair est jaune en dehors , &verte en dedans ; mais je ne l'ai jamPsvue.

L 'ananas , fruit dont la saveur surpassecelle de tous ses fruits qui nous fontconnus, est produit par une plante,dont la feuille ressemble à celle de l'ft*loès , pour l’ordinairc dentelée commëelle , mais moins épaisse & moins pleinsde suc.

Elle a été apportée des établissemerisdes Indes orientales dans cens des Indesoccidentales , où elle est devenue très-commune & d’un excellent acabit. Iin’y a pas long-temps qu’on la cultiveen Europe & qu’elle y donne du fruit.M. le Cour de Leyde est le premier qiiii’ait cultivée avëc succès ; après plu-sieurs tentatives inutiles, il a enfin trou-vé un degré de chaleur propre à luifaire porter un fruit plus petit à lâvérité qu'aux Indes occidentales , maisaussi bon, au jugement de personnes quiont vécu long-temps dans l’une & l’autrecontrée.

Le temps de la maturité des' bous

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