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Tome second. AL - AOU.
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ananas est depuis le commencement dejuillet jusqu’au mois de septembre. Cefruit est mûr , jlorsqn’il répand uneodeur forte , & qn’iì cede sous le doigt :j! ne conserve son odeur sur la planteque trois ou quatre jours ; & quand onle veut manger parfait , il ne faut pasle garder plus de 24 lu ures après savoircueilli. Difí. de Miller.

On tire par expreffion de Y ananas unsue dont on fait un vin excellent , quifortifie, arrête les nausées, réveille lesesprits, provoque les urines, mais dontles Femmes enceintes doivent s’abstenir.On confit les ananas , & cette confitureest bonne pour les personnes d’un tempé-rament t'oibie,, lemery.

* ANANCE ou AnanchÉ, Myth .,nom d'une des quatre divinités domes-tiques , gardiennes de chaque personnesuivant les Egyptiens ; les trois autresétoíent Dynctmis , Tyche & Eros. Ons’apperçoit aisément que ces divinitésfont la force, la fortune , l'amour & lanècejstté. Ce ne peut être que par cor-ruption qu’on les appelle Dymon , Ty-cbe, Haros & Anacbis. E. An.ACHIS.

* ANANDAL, Géog.mod., provincede l’Ecoiïe méridionale , entre la con-trée d’Eskédale au couchant, & cellede Nithefdale à l’orient.

ANANEL , Hist. facr. , grand - prê-tre des Juifs , fut revêtu de. cette di-gnité par Hérode le grand, quoiqu'ii neFût pas des familles qui avoient cou-tume de f exercer. 11 étoit pourtant derace sacerdotale. Au bout de deux outrois ans , il fut contraint de céder lasouveraine sacrificatíire à Aristobuîe ,btau-Frere d’Hérodc , à qui celui-ci ladonna à la sollicitation d'Alexandra sahellé-mere, & deMariamne fa femme;mais il la reprit un an après , lorsquele roi eut fait mourir Aristobuîe. 11 nela garda pas long-temps : Hérmle l’endépouilla pour en revêtir Jésus, fils dePliabet ou Phabi. Ce prince ombrageuxcraignoit l'autorité des grands - prêtresqui e'toient perpétuels , & s’arrogea ledroit de disposer à son gré de cetiedignité, en faveur de qui il voudroit.

AXA NIA b , Hist. facr. , fils de Né-foédée , .souverain sacnfi'atuir des Juifs,succéda à Joseph de C.imirh : il étoitfort aimé des Juifs à cause dc fa grandegénérosité. Quadratus , gouverneur de

ANA

Syrie , étant venu dans la Judée à l’oc-caíìon des différends qu’il y avoit alorsentre les Samaritains & les Juifs, en-voya à Rome le grand prêtre Ananìasqu’on a cou soit être fauteur de ces trou-bles , pour rendre compte de fa con-duite à l’empereur Claude. Ii se justifia& revint absous. Depuis son retour ilfit comparoître devant lui & maltraiterl’apôtre S. Paul. II sut gagner l’affec-tion d’Albin , gouverneur de la Judée ,& eut toujours un grand crédit fur sonesprit : il le dut en partie à ses grandesrichesses. Quelques-uns de ses gens enabusèrent pour commettre impunémentdc grandes violences ; il ne jouit quesept ans de la souveraine saeritìcature.Agrippa l’en dépouilla pour la donnerà Imael, fils de Phabé, l’an 62 de l’erevulgaire.

Ananìas, Hist. des Juifs , surnom,mé le Saducíen , est célébré dans la ré-volte des Juifs contre les Romains,dont il fut un des plus ardens promo-teurs. II alla solliciter auprès des Idu-méens des secours en faveur des re-belles, & obtint ce qu’il demandoit. Cefut lui qui par son éloquence persuadaá Metilius , capitaine des troupes Ro-maines , assiégé dans le palais royal deJérusalem , de se rendre avec ses gens,à condition qu’on lui laisseroit la viefauve, à lui & à fa troupe. MériliusFut la dupe de fa confiance ; loríqu’il sefut rendu, les factieux égorgèrent tous lesRomains, & il u’échappa lui même à leurfureur qu’en promettant de fo faire Juif.

II est encore fait mention dans ré-criture sainte de quelques autres Ana-nias ou .An.mie , moins célébrés que ceuxdont on vient de parler.

ANANISAPTA , terme de magie , es»pece de talisman ou de préservatif contrela peste & les autres maladies conta-gieuses, qui con liste à porter fur foi cemot écrit ammifupta.

, Delrio le regarde comme un talismanmagique & Fondé sur un pacte avecle démon , & le met au nombre de ceuxqu’on portoit comme des préservatifscontre les fièvres pestilentielles , & quiétoíent conçus en trois vers écrits d’unecertaine maniers qu'il n’explique point,& dont il ne cite que celui-ci:

Ananifchapta ferit mortel» qmt ladcrtqttshrit.