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Tome second. AL - AOU.
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ANA

Il cn cherche l’nrigine dans le chal-déen o n l’hébreu 'Jin , choneni , misé-réré mei , & E£1U, schophst , par les-quels on implore la miséricorde d’unjuge, mais non pas celle de Dieu. Ana,NJM, ajoute t-ii , dans les mystères dela cabale, lignifie un esprit où font lesnotions innées, & auquel préside l’angeque les cabalistes appellent OJSÎ? ,ganim,qui manifeste à l’homme la vérité; d’oûvient le mot pan , benctg , que d’autresprononcent ana , & qui signifie idole jd’où vient ’JJJJ , ancmi , divination? &schaphat , Dfllï , qui lignifie que cetteidole ou ce mauvais ange juge que lamaladie naît de maléfice , & en indiquele remede. II dit encore que les caba-listts ont voulu mettre dans le mot ana-nisapta, alitant de mots différois qu’ily a de lettres , & ainsi ce mot signi-fie A. untidotum , N. Narareni , A- au-ferat , N. necetu , I. ìntoxicatìonis , 8.Janclisicct , A. alimenta , P. pocula , T.trinités , A. aima , qui lignifient quela mortîde Jésus- Chrifl , qui a été injustede la fart des Juifs , frappe de la partde Dieu la mort , c’est-à-dire le démon ,&c. & il traite cette explication da rê-verie : la sienne est un peu plus savante ;c’est au lecteur à juger li elle est plussensée. Delrio djq. magie. I. III , part.II, qttiefi. 4, scié. viij, p. 463 " 46Z- (<?)

ANANTALI , s. m. Hijl. nat. bot. ,plante de la famille des orchis , L quicroît au Malabar, tantôt fur les arbrescomme une fausse parasite, tantôt dansles terres sablonneuses. Van-Rheede en adonné une très-bonne figure fous sonnom malabare anantaly-inara-vura , dansson Hort. Malabar, v. XII, pi. VII , p.iç ; & Jean Commelin , dans ses notesfur cet ouvrage , la désigne fous le nomde orchis aborthm latifolia Malaharica ,clitorido flore luteo piloso ì ibìd. p. 16. M.Linné l’appelle epìiendrum ovatum, fo-liis caulinis ovatis , ucutis, amplexicau-lìbtis nervojis ,scapis paniculatis. Syft. nat.edit. in -12 , p. $96 , n°. 9.

D’un amas ou d’un grouppe de raci-nes fibreuses, menues, blanches, du-res , ligneuses, courbées diversement,longues de trois à quatre pouces, & quis’attachent à l’écorce des vieux arbres,s’élevent douze à quinze tiges cylindri-ques , hautes de trois à quatre pies, sim-ples , fans ramifications, de quatre à

ANA foi

cinq lignes de diamètre , genouillées ,ondtileuses 011 légèrement tortillées ,verres, marquées de cercles jaunes, àsubstance intérieure ronge - sanguin ,croisée de filets blancs , & remplie aucentre par une moelle verte , soutenuepareillement par de grosses fibres rous-tâtres. Ces tiges font couvertes d’nn boutà l’autre de Feuilles qui y font disposéesalternativement & circulairement fortprès les unes des autres. Elles font ellip-tiques, pointues, longues de cinq à sixpouces, une fois moins larges, épaisses,fermes , succulentes , entieres, striéeslongitudinale,cent , d’nn verd- clair,cemme sessiles , mais portées fur un pé-dicule membraneux deux Fois plus courtqu’elles, qui forme une gaine cylindri-que entiere, membraneuse, d’abord ver-te , ensuite cendrée , qui enveloppe lestiges, & reste même comme une secondeenveloppe après leur chute.

Les fleurs sortent immédiatement desracines com me les tiges, fous la Formed’une particule ou d’un épi ramifié , hautde trois à quatre pies comme les tiges,articulé 011 genouiílé de même , avec desgaines, mais fans feuilles, de maniéréqu’il semble qu’elles leroient tombées ,& que chaque branche ou épi de la pani-cule sortiroit de chacune de ces gaines:on voitdeuxou trois semblables panicu-les fur chaque pié ; elles portent chacu-ne dix à douze branches ou épis, chacunde fix à douze fleurs blanches, qui avantde s’épanouìr, forment un bouton colloï-de dont la base est gonflée d’un coté entubercule, & de l’autre en cornet ; cequi leur donne «n« forme assez agréable ;le pédoncule qui les soutient est verd-ftrié & égal à leur longueur.

Chaque fleur est composée de fix Feuil-les posées sur l’ovaire, épaisses, fermes,dont trois extérieures , plus étroites ,allongées, & trois intérieures, plus lar-ges & arrondies , toutes blanches avecune ligne rougeâtre â leur milieu, sem-blable à une nervure plus épaisse. Aucentre de ces feuilles s’éleve un style oustigmate très - court, creusé en cuillè-re,, , plein d’une liqueur mielleuse, &qui porte sur son dos une étamine on an-thère seflile à deux loges qui contien-nent la pouffierefécondante. L’ovaire estau dessous, fort menu, allongé , & de-vient par la fuite une capsule ovoïde à