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pne description'détaillée de la luette , dopharynx & de ses muscles,- les mesuresdes canaux dem^circulaires & quelquespetits nerfs. Dans ses ouvrages posthu-mes , on trouve quelques nouveautésdont hauteur a fait trop de cas, commedes prétendus vaisseaux excrétoires descapsules rénales ; un anneau musculairemodérateur du nersoptiqueles sinus mê-me de l’aorte qui, fondés qu’ils font dansla nature, auroicnt pu être proposés avecmoins d'emphafe.
J. Dominique Santorini, médecin deVenise, fut un des principaux anatomis-tes du fiecle. Son talent fut de s’attacher àdes muscles,ou très-petits ou très-diffici-les, aux sinus de la dure-mere & à leurspetites veines de communication avecles vaisseaux extérieurs. Aucun auteurn’a découvert plus de nouveaux musclesque Santorini. encore n’a-t-il parlé que del’oreille, du pharynx, de la face &du bas-sin. I! est vrai qu’tine partie de ces musclesa été abandonnée par les modernes ; toi^fl’ouvrage est semé de très-bonnes choses.
Louis Petit, le chirurgien, fournit àl’académie quelques mém. physiol. furladéglutition, fur un fœtus difforme, furiecaillot qui bouche les blessures, fisc.
On a de J. Sigifmond Hcnninger, oude son répondant, une belle planche duconduit tliorachique , L des détails furles vaisseaux du mésentère.
Jacques Douglas,excellent anatomiste,savant médecin L homme estimable. IImourut trop tôt , & une inimité de pré-paratifs qu’il avoit faits pour une nouvel-le histoire des os, périt avec lui ; il nenous est. resté qii’une myologie comparée,très-abrégée & très-bonne , dans laquelleil y a plusieurs muscles ou nouveaux oupeu connus; car il ne faut pas oublier queL’ouvragede Douglas a paru avant Santo-rini & avant la publication des planchesde Eustachto. On a encore de lui une des-cription originale du péritoine , qu’il a fildétacher tout entier du bas-ventre, & oùil décrit ce sac d’itne mauiere entière-ment nouvelle : il a le premier réfutéces duplications qu’011 attribuoit gratui-tement aux grandes membranes. 11 n’apoint ignoré les ligamens postérieurs dela vessie ou de l’uterus, ni la nature cel-lulaire des tuniques de l’aorte. II y a delui quelques morceaux d 'anatomie daasles transactions philosophiques.
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Jean - Baptiste Morgagni, anatomiste,de Padoue, où il vit encore dans une vieil-lesse ti ès-avancée , a réuni le savoir , lestalens &l’affiduité dans son art, & mé-rité d’être mis au premier rang. II s’estillustré de très-bonne heure ;fes premiersadversaires font un tissu de découvertesfur les glandes, les muscles, les partiesgénitales, fisc. Les cinq adversaires fni-vanscontiennent la critique du théâtreanatomique compilé par Manget, & dequelques découvertes que Blanchi deTurin prétemloit avoir faites fur les mus-cles de la vessie & de l’urethre , & fur lavalvule du colon. M. Morgagni a répan-du dans ses critiques un grand nombredéfaits, ou nouveaux, ou mieux vus,eu particulier fur le cœcum , le colon, lavalvule & ses ligamens. Deux autresépitf es fur le foie , réduisent à leur justevaleur les découvertes de Blanchi. L’é-dition des ouvrages posthumes de Vaí'al-va est enrichie de dix-huit épîtres deMorgagni , furl'organe de l’ouie, le cœ-cutn , le cœur,, le pharynx L les yeux.On a encore de cet illustre auteur quel-ques morceaux répandus dans les mémoi-res de différentes académies , & dans lerecueil de ses ouvrages.
Dominique Mistichelli a défendu le fy 1 -tême de la Force motrice de la dure-mere ;il a décrit, d’après Simoncelli , un nerffort singulier , qu’il eroyoit retourner aucerveau, & qui n’est qu'une branche decommunication entre le nerf dur & lacinquième paire.
Abraham Vater, professeur de Wit-temberg, a donné un nombre considéra-ble de thèses anatomiques ; il injectoitavec adresse. II a cru avoir découvert unnouveau conduit falivaire , & lin réseaubiliaire sur le duodénum : il y a des faitsutiles dans fes thefes.
Laurent Heister , professeur à Helm-stadt, a beaucoup écrit fur l 'anatomie , &son abrégé a servi de livre classique. Dis-ciple de Rau & de Ruysch , il savoit des-siner , & son assiduité au travail le soute-noit dans les différentes parties de l’art,auxquelles il se livroit. II y a quelquesestampes bien faites dans cetabrégé,com-me celle du marteau. II a donné uijgrand nombre d’observations dans lesjournaux.
M. Geoffroi le fils, a donné en 1709 unmémoire utile fur les pierres des écrevis-