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premiers chrétiens, ceux qui tenaient lepremier rang prenaient auffi le nom depresbyterì , qui à la lettre signifie anciens.Ainsi la seconde épitre de saint Jean quidans !e grec commence par ces motscrçtirët Irífcç E’XEjerjï, & la troisième parceux-ci îToeff&j’rífo; Txiqi , font rendusainsi par la vulgate , senior Eleílte,seniorGaio. II faut pourtant mettre cette diffé-rence entre les anciens des Juifs & ceuxdes chrétiens, que les premiers n’avoientqn’une dépit arion extérieure & de policefeulement , dépendante du choix d n lé-gislateur; au lieu que les autres ont tou-jours eu en vertu de leur ordination uncaractère inhérent, & comme parlent lesscholastiqnes, indélébile; ce qu’on prou-ve par le ch. xiv des Actes des Apôtres,v. S2 , où la vulgate dit : cum conflì-tuijfent il/is par Jìngnlas ecclejias presby-te-,-os. Le grec rend le verbe conflit iti sentpar xajorív^î-avrr; , c’est-à-dire, estm ma-r.um impqfitione consecrajfent. Voy. EvÊ-
<JUE & PK.13.TKE.
Le président ou évêque prenait Iá qua-lité d 'ancien ; c’est ainsi que S. Pierredans fa pretniere épitre , ch. -v , -versets’i'dreflant aux anciens, leur dit, seniores,«■fEss-SuTEfsuç , qui in -vobis sunt, obsecrocons-nìcr , ores-rëvrzoo; , ce qui a donnélieu de confondre ia qualité d’évêqueavec celle de prêtre à ceux qui ont con-testé la supériorité des évêques. VoyezEpiscopat.
Parla méme raison les assemblées desministres de l’églife , dans les temps defa naissance, étoient appellés presbyteriaou presbyterium , conseil des anciens.L’évéque y présidait en qualité de pre-mier ancien, & était astis au milieu desautres anciens : ceux-ci, c’est-à-dire lesprêtres, avaient à leurs cotés leurs chai-res de juges; c’est pourquoi ils font appel-lés par les peres ajsejsores epifeoporuns. IIne s'exccutoit rien de considérable quin’eùt été auparavant délibéré dans cetteassemblée où l’évêqne était le chefducorps des prêtres ou anciens , parcc qu’a-lors la jurifdictiun épiscopale ne s'exer-çoitpaspar l’évêque seul, mais par l'évé-que assisté des anciens , dont il étoit leprésident. Voyez Evêque.
Ancien est encore un titre fort re-specté chez les protestons.C’est ainsi qu’ilsappellent les officiers, qui conjointementavec leurs pasteurs ou ministres, compo-
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ssntlenrs consistoires ou assemblées pourveiller à la religion & à l'observation dela discipline ; on clmilit les anciens d’en-tre le peuple , & on pratique quelquescérémonies à leur réception. Lorsque lescalvinistes étoient tolérés en France, lenombre de ces anciens étoit fixé, & illeur étoit défendu par un édit de LouisXIV, en 16S0, de souffrir aucun catho-lique romain dans leurs prêches.
En Ecosse iì y a dans chaque paroisseun nombre illimité de ces anciens, qui nepasse pourtant pas ordinairement celuicle douze : le gouvernement presbytériendominant principalement dans ce royau-me. Voyez Presbytérien.
Chamberlayne fait mention d'un an-cien régulateur choisi dans chaque parois-se par le consistoire , & dont le choix estensuite confirmé parles habitans , aprèsune information exacte & scrupuleuse deses vie & mœurs. II ajoute que le mini-stre l'ordonne , & que ses fonctions font.à vie; qu’eiies consistent à aider le mi-nistre dans rinspection qu’il a sur lesmœurs, dans ses visites , catéchisme»prières pour les malades , munitions par-ticulières, & à ['administration de la cè-ne. Tout cela paraît d’autant moins fon-dé, que toutes ces fonctions font les mê-mes que celles des /impies anciens dans leséglises presbytériennes : quant aux an.ciens régulateurs, on n’y connoît rien desemblable , fi ce n’est dans les assembléesgénérales, où ces anciens régulateursfont l’offiee de députés ou de repréf'entansdes églises. Voyez Synode, &c. (G~)
Ancienne Astronomie , se ditquelquefois de ['astronomie des anciens,qui suivant le système de Ptolomée met-taient la terre au centre du monde, &faisoienttourner le soleil autour d’elle;& quelquefois de l’astronomie de Coper-nic méme, qui en plaqant le soleil aucentre de l’orbite terrestre , ou dans quel-que point au dedans de cet orbite, fallaitdécrire aux planètes des cercles autourdu soleil , & non des ellipses qu’elles dé-crivent cn effet. V. Astronomie. Voy.uujjì Planète , Copernic , Orbi-te , Sic.
Ancienne Géométrie peut s’en-tendre aussi de deux maniérés; ou de lagéométrie des anciens , jufqu’à Dcscartes,dans laquelle on ne Faîsoit aucun usagedu calcul analytique, ou de la géométrie