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Tome second. AL - AOU.
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bâtons de défense, des javelots ou deszagayes pour lancer à la main, & quiíi’ont pas besoin d'être armés de fer,parée que lancés contre leurs ennemis,la blessure en est beaucoup plus dange-reuse , lorsque pénétrant jusqu’aux os,la pointe vient à s’y briser & former deséclats.

Ce bois est encore très-bon pour fairedes montans & des piliers de bâtimens,qui durent très-long-tems , pourvu qu’onles endurcisse à la fumée avant que deles enfoncer en terre ; car lorsqu’on lesemploie encore humides, ils font sujets àse fendre au soleil & à se pourrir ensuite.Comme il est trop pesant, 1-e peuple , quin’apasle moyen de le faire transporterdu haut des montagnes , ne l'emploieguere dans les bâtimens ; de forte qu’ìln'y a que les gens aisés & les grands quiont beaucoup de bras à leur service , quien fassent usage. Les princes Macassares,par air de grandeur, ornent l’entrée deleurs palais d’une palissade en forme decolonades de poutres brutes , tirées ducœur de Vanijuri, & qui ont jutqu’à fix ousept piés dediametre. Pour cet effet, ilsenvoient leurs enfans à la tête d u peuplequi va aux montagnes pour débiter cesgrosses poutres ; ceux qui refusent demarcher, font punis de mort. Quelquenombreux que soit le peuple qu’on em-ploie à ce travail, il fera toujours éton-nant d'apprendre que des gens auffistupides & atiffi bornés, aient pu rouler& transporter du haut des montagnes &à de grandes distances , d'c’s blocs aussiénormes , aussi pesans , à force de bras& fans le secours d’aucunes machines.

Rumphe reconnoît encore trois autresefpeces d 'anijuri, dont nous allons don-ner la description d’après lui.

Deuxieme espece. Hanet. La secondeespece d 'anijurì s’appelle hanet à Amboi-ne, dans le quartier d’Hitoe. Rumphe ledécrit fous le nom de larbonaria altéralafifolia , fans en donner aucune figure ,à la p. 53 de son III •volume.

Cet arbre croît dans les roches furierivage. Son tronc est petit, sinueux, cou-vert d’une écorce lisse , semblable à celleàiìcofujsu. Ses Feuilles font opposées encroix, longues de fix à huit pouces, ar-rondies, obtulés au bout antérieur, ru-des & comme ondées fur leurs bords ,

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v'éïd dé nier ou glauques en-dessous, àcôte rousse.

Ses sieurs font en panicules menues,composées de quatre feuilles au calice, &de quatre pétales blanc - pâles, à étami-nes citron-pâles. Le Fruit qui leur suc-cédé est cônoïde ou figuré en cœur d’oi-seau , bleu-noir comme une prune , àchair molle, contenant un osselet commecelui de solive, strié en long , & tissu parintervalles de petites veines violettestransversales. On trouve souvent cesnoyaux pendansainfià l’arbre , quoiqueleur chair extérieure se soit pourrie.

Qtudités. L'hanet est amer dans toutesses parties. II fleurit en mai. Son écorceest très-feche & fragile ; son bois blanc-jaiíne, plus blanc que celui du buis , d’u-ne couleur égale , solide, pesant, dur,d’un grain très-fin , uni, marqué par in-tervalles de veines croisées, comme dansun camelot : dans certains individus ilestbrun-rouge.

Usages. II ne fe fend pas aisément , Stquelque posj qu’on lui donne, il n’estpoint égal ni lisse ; il a toujours des vei-nes plus élevées.

Troisième espece. H A A N. Rumphedonne le nom de carbonaria altéra angus-tifolia à une troisième espece á’andjuri ,que les Macassares appellent haan , &dont il n’a pas fait graver la figure.

Celui-ci fleurit en Décembre. II croîtdans les petites forêts exposées au midi,dans les lieux "secs & chauds des monta-gnes d’Amboine. II différé del'hanet, ence que fes feuilles font plus larges à pro-portion , plus molles, longues de cinq àsept pouces, d’un verd plus gai, disposéesmoins régulièrement en croix & à ner-vures blanches opposées. L’é’corce desbranches est brune & lisse.

Ses fleurs.ressemblent à celles de l’ha-net & du mangier; elles font à quatrepétales, mais disposées en corymbe,comme dans l’arbre ronge, appellégo^ài/,qui est une espece de jambo.

shtalités. Son bois est comme celui del’hanet, blaric-pâle dans -certains indivi-dus , & rouge-brun bordé de jaune versl'aubier dans d’autres.

Usages. Son écorce est feche, & quoi-que mince , plus dure que celle de 1 ba-llet; ce-qûi fait que les orfèvres Macas-sares la préfèrent pour faire des creu-sets à fondre leur or.