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Tome second. AL - AOU.
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mierefois îe polype de la lentille d’eatt,combien employa t-il de temps pour re-connoître si ce polype étoît un animal ouune plante! combien n’eut * il pas Furcela de doutes & d’incertitudes ! fc’eftqu’cn effet le polype de la lentille n’estpeut être ni I’uîi ni l'autre; & que toutce qu’on en peut dire , c’est qu'il appro-che un peu plus del 'animal que du végé-tal; & comme on veut absolument quetout être vivant soit un animal ou uneplante , on croiroit n’avnir pas bien con-nu un être organisé, si on ne le rappor-tait pas àl’un ou l’autre de ces noms gé-néraux, tandis qu’il doit y avoir & qu’ily a en effet une grande quantité d’êtresorganisés qui ne font ni l'un ni l’autre.Les corps m ou va us que l'on trouve dansles liqueurs séminales, dans la chair in-fusée des animaux, dans les graines &les autres parties infusées des plantes,font de cette espece; on ne peut pas direque ce soient des animaux ; on ne peutpas dire que ce soient des végétaux , &assurément on dira encore moins que cefont des minéraux.

On peut doue assurer fans crainte detrop avancer , que la grande division'des productions de ia nature en ani-maux , végétaux & minéraux , ne con-tient pas tous les êtres matériels : il existe, comme on vient de le voir, des corpsorganisés qui ne font pas compris danscette division. Nous avons dit que lamarche de la nature ss Fait par des degrésnuancés, & souvent imperceptibles; ausiìpasse-t-elle par nuances insensibles de{'animal au végétal : mais du végétal auminéral le passage est brusque, & cetteloi de n’y aller que par des nuances pa-roít se démentir. Cela a fait soupçonnerà M. de Buffon , qu’en examinant deprès la nature , on viendroit à découvrirdes êtres intermédiaires, des corps or-ganisés, qui fans avoir, par exemple, lapuissance de se reproduire comme lesanimaux & les végétaux, auroient ce-pendant une espece de vie & de mouve-ment : d’autres êtres- qui fans être desanimaux ou des végétaux , pourroientbien entrer dans la constitution des uns& des autres; & enfin, d’aurres êtres‘quineTeroientque le premier assemblageaies molécules organiques. V. MolÉcu-

•tES ORGANIQUES.,

Mais Junsx.nous arrêter davantage à laTome II Fartie'II.

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définition de /'animal, qui est , comme ouvoit dès à-présent , fort imparsniée , sfdont i'impcrsection s'appercevra dans lafuite desfiecles beaucoup davantage- voyonsquelles lumières on peut tirer de la compa-raison lier animaux U des végétaux. Nousn'aurions presque pas besoin d'avertir qu'àl'exception de quelques réflexions mises enitalique , que nous avons osé disperser dunsla suite de cet article , il est tout entier del'hifloire naturelle générale tsf particulière:le ton U les choses l'indiqueront assez.

Dans la foule d’objets que nous pré-sente ce vaste globe, ( dit M. de Buffon,page 1. ) dans le nombre infini des diffé-rentes productions dont fa surface estcouverte & peuplée, les animaux tien-nent le premier rang, tant par la confor-mité qu’ils ont avec nous, que par la su-périorité que nous leur connoifl’ms furles êtres végétaux ou inanimés. Les ani-maux ont par leurs sens, par leur forme,par leur mouvement, beaucoup plus derapports avec les choies qui les environ-nent , q ne n’en ont les végétaux. Maisil ne faut point perdre de vue que le nom-bre de ces rapports varie à /’ infini, qu'ilest moindre dans le polype que dans l'huî-tre , dons l'huitre moindre que dans leJìngeh Si les végétaux par leur dévelop-pement, par leur figure, par leur accrois-sement & par leurs différentes parties ,ont aussi un plus grand nombre de rap-ports avec les objets extérieurs, que n’euont les minéraux ou les pierres , quin’ont aucune forte de vie ou de mouve-ment. Observez encore que rien n'empêcheque ces rapports ne varient aujjì, fis quele nombre tien soit phis ou moins grand ;en forte qu'on peut dire qu'il y a des miné-raux moins morts que d’autres. Cependantc’est par ce plus grand nombre de rap-ports que h'animal est réellement au-des-sus du végétal , & le végétal au-dessus duminéral. Nous-mêmes, à ne considérerque îa paptie matérielle de notre être,nous ne sommes au dessus des animauxque par quelques rapports de plus , telsque ceux que nous donne la langue & la.main , la la n gue fur-tout. Une languesuppose une suite de pensées-, & c’est parcette raison que les animaux n’ont aucu-ne langue. Qluand même on voudroit leuraccorder qq.elque, est ose dá feathVib.U ànos premier.es. 'appmhenstoijs . •& .à.nossensations giroffiejgs- L les. plus mai hkiíV