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Tome second. AL - AOU.
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C íf au corps ovale , Mouche VÉGÉTA-LE . c9 ‘Farticle Polype.

Si de l’cxatnen des formes animalesextérieures, nous passons à celui des for-mes animales intérieures, c’est-à-dire,dela structure organique des animaux,nousnous convaincrons également qu’il n’y apoint d’organisation particulière affectéeà ranimai, qu’il n’y a point d'organisa-tion exclue de Y animalité. Combien lastructure organique d’un.e bulbe poly-peufe, de la galiní’ecte, de la moule desétangs, & de quelques coquillages plusdégradés encore , ne s’éloigne-t-ellc pasde l’organisation des autres animauxque nous connaissons ? II y a certaine-ment plus de distance à cet égard de l’hui-tre à l’homme , que du polype à unemousse. Le polype à bouquet, le polypeà entonnoir, n’ont aucun des organes desautres animaux ; ces organes ne fontdonc pas essentiels à ranimai. Ils n’ontmême rien de semblable ni d’analogtie :Vanimalité n’est donc pas attachée à cesorganes, ni à leurs analogues, & elle peutse passer des lins & des autres. La natu-re peut doncanimalifer la matière fur unplan tout différent de ce que nous en sa-vons ou pouvons imaginer ; le cœur & lesang que ce double muscle distribue danstoutes les parties de la machine animale ,le cerveau & la moelle allongée, les vei-nes , les nerfs ou leurs équivalons , fontdes appartenances propres de certainesefpeees animales , mais ils ne constituentpoint Y animalité : auífi en descendant l’é-chelle universelle des êtres , avant qued’arriver ail polype, nous trouvons quan-tité d’animaux qui manquent de tous cesorganes, ou d’une partie , & qui n’bn fontpas moins des animaux. Le polype est unanimal dont la structure organique neressemble en rien à celle des autres ani-maux ; il peut de même y voir un autreanimai dont la structure ne ressemble nià celle du polype , ni à celle de tous lesautres individus animés , avoués pourtels, & cette variation de machines ani-males , peut être portée jusqu’à une pro-gression à laquelle il ne nous est pas per-mis d’affigner des bornes.

La nutrition des animaux se fait detant de maniérés , avec tant S'si peu d’or-ganes , avec des organes íj dissemblables,qu’elle n’offre rien d’assez constant , nid’assez uniforme, pour «n trier un carx-

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tere disiinctif. L’homme commence à senourrir à la maniéré des plantes.De quel-que maniéré que ranimai se nourrisse,que ce soit par une ouverture unique,parune bouche , un bec, une trompe, ou parun certain nombre d’o.uvertures, par dessuçoirs , des radicules , des mamelons,oupar des pores distribués fur toute fa sur-face extérieure , cela est fort indifférentà l’on animalité. Qe que je dis des organesextérieurs de la nutrition , s’étend égale-ment aux organes plus ou moins multi-pliés , plus ou moins composés , qui fontau-dedsns de l’animal pour y préparerles aìimcns & les disposer à l’affimilatioB.Sûrement cette préparation exige plusou moins d’appareil, de machines & d ac-tion, scion la qualité des alimens, L l’or-ganisation des divers animaux. Mais cetappareil d’organes digestifs ne constituepoint Y animalité, & il peut y avoir uneéconomie animale fi simple, qu elle re-jette comme inutiles tous les vaisseauxchymiques & les menstrues nécessaires àune animalité plus composée. On peutdonc dire que toutes les maniérés de senourrir peuvent convenir à Y animalitéqui n’en affecte & n’en exclut aucune.

A l’égard de l’accroissement, il est lemême dans tous les êtres : ils passent tousde l’état de germe à celui de développe-ment & de perfection , en s’incorporantla matière de leur nourriture.

II y a peut-être un peu plus de diffi-culté art sujet de la génération, mais c’estuniquement pour le peuple & non pourle philosophe , pour le peuple qiri croîtque tous les animaux s’accouplent, & quin’a point vu les plantes & les fossiless’accoupler , & noii pour le philosophequi sait combien il y a de variations dansla génération des animaux , qui a vuquantité de vermisseaux multiplier fanscopulation, même fans aucune commu-nication des deux sexes , des infectesmultiplier de bouture, un bouton animalnaître , croître & s’épanouir fui un troncanimal, le polype jeter des graines , &pousser des rejetions; qui a reconnu lesexe des plantes , & vu les fleurons m à--les répandre leur semence sur les fleu-rons femelles , c’est-à-dire , qui a vu desanimaux multiplier comme les plantes& les plantes engendrer comme les ani-maux; pour le philosophe, qui ayantétudié la nature des fossiles, leur oiga»