688 A N I
filiation semblable à celle des os, desdents, des cames des animaux , & à celledes bois les çíus durs , comme l’ébene dcle gavac, leur forme constante, a compiisqu’il falloit qne les pierres & te métauxVinssent de semence, d’un germe où detels êtres organiques fussent ébauchés enpetit ; qui a reconnu comment ses pierres& les métaux je toi en t leur graine ou se-mence , quoiqu’on 11 e leur ait point en-core trouvé de différences sexuelles, ainsiqu’il y a plusieurs animaux & végétauxdans ce cas ; qui a vu une infinité de fœ-tus pierreux & métalliques dans leurmatrice, avec leurs enveloppes & placen-ta , qui les y a vu croître & l'e nourrircomme les autres animaux. Ces obser-vations ne laissent plus aucun lieu dedouter que la génération ne soit à peuprès uniforme dans tous les êtres ; ladifféíence qu’il peut y avoir entr’euxdans la maniéré de fe reproduire, à quel-que point qu’elle soit portée,peut au plusvarier Vanimalité : mais elle 1’étendra,aulieu de la restreindre à une certaine col-lection d’êtres particuliers.
La faculté loco-motive est un secoursaccidentel donné à quelques êtres , poursatisfaire leurs besoins, sur-tout le be-soin de se nourrir , & que par conséquentils ont reçu selon la mesure & l’exigencede leurs besoins. Ceux à qui elle n’est pasnécessaire , en font privés, fans changerpour cela de nature. Car comme un ani-mal qui dort, & qui pendant que le som-meil enchaîne ses pies necesse pas d’é-tre animal quoique privé de la facultéde se mouvoir pour tout le tems de sonsommeil, de même une plante , une pier-re , peuvent être regardées comme desanimaux qui dorment toute lenr vie. L’é-tat de repos ou la négation du mouvementn’exclut pas plus Vanimalité, que Tétât demouvement ou la négation du repos.
II n’est pas difficile de faire rentrer lesvégétaux dans la classe des animaux. Lesuns & les autres sont des êtres organi-ques , doués de la triple faculté dc senourrir , de croître & d’engemirer , pro-priété qui seules constituent T animalité ,& qu’un œil philosophe apperqoit aisé-ment dans tous les êtres.Les plantes fontdes animaux sédentaires ou enracinés ,destinés par la nature à passer leur viefur le point de la surface du globe où el-les naissent. Nous avons une infinité de
A N I
fâvatis ouvrages fur T anatomie des plan-tes , leur économie , leur nutrition, leuraccroissement, leur génération , leur res-piration , leur transpiration , leur état deveille,leur sommeil, leurs maladies,leursproductions monstrueuses , & tous cesouvrages constatent Vanimalité des plan-tes. Celle des fossiles n’est pas aullì sen-sible , parce qu’ils font plus bas dans Pé-cheìse , & que leurs organes ont moins deraport avec les nones. A une si grandedistance , non s sommes moins en état desaisir les traits d’une animalité si diffé-rente de toute autre économie animale.Mais nos organes ne font pas la mesuredes forces de la nature j il y a de la vie &de i'activité au-delà de la portée de nossens. Nous lavons que les pierres & lesmétaux se nourrissent, croissent & mul-tiplient par un principe intérieur vital ;nous leurconnoissons des facultés ; nousavons calculé ses divers âges de leur vie.F. k livre intitulé de la Nature, tom.IV. Traité de l'animalité , sart. P.E-GNE , Hist. nat. datn ce àiiiionnaire.. ■ANIMATION, Méd. lég. On désignepar cette expression, le moment où i’ames’unit au corps de Petnbryon ou du fœ-tus dans le sein de la mere. II importe--roit peu au proges des connoissancesutiles & positives d’entrer dans une lis-cusiìon aussi vaine & aussi obscure : ilnous suffit que 1e fœtus formé dans lesein de fa mere, fuit capable.de nutrition& d’aceroissement dans tons ses tempslorsqu’il est sain , bien formé, & la merebien,constituée. Mais la société & la reli-gion imposent des devoirs d’uti autregenre, Toute créature humaine doit êtrerégénérée par les eaux salutaires du bap-tême, & la dignité du sacrement exigedécemment qu'on n’en dirige jamaisl’emploi fur nue masse qu’on supposeroitinforme & purement matérielle.
, Cette considération a paru suffire auxécrivains, pour autoriser une rechercheque le conflit des opinions n’a pas éclair-cie. On a toujours pense dans Téglil'e queles âmes raisonnables n’existoient pointavant la création des corps; il est indu-bitable ( dit M. Cangiamila )'que Pâme 'ess créée pour chaque corps pétulantqu’il est encore dans le sein de fa mere.Mais dans flisel temps précis cela a-t-illien ? Jean Marc , premier médecin de laville de Prague , a prétendu que Pâmeraisonnable