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Tome second. AL - AOU.
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6§o A N I

bailleurs, «n être raisonnable & douéd’intelligence. On est donc coupable en-vers l’état i)u’on prive d'un citoyen, lors-que, par des moyens violens & médités,on met obstacle aux développemens d’ungerme. On est criminel envers la religion,lorsqn’on'la frustre de l’espoir d'aequérirlin fidele de plus, quand même on n’at-tenteroit que fur une masse informe ; &le degré de l’attentat semble proportion-né au degré de probabilité que ce germe'a pour la vie parfaite. Voyez AvORTE-MENT, Méi. lés r.

La difformitédu germe, son organisa-tion peu avancée, n’excuse point le cri-me en son entier. V. Monstres, Ac-

COUCHEMENS MONSTRUEUX, Méi.

Ug.

On volt par ce détail qu’à parler re-ligieusement, on ne peut se dispenser decondamner la coutume de jeter dans lesordures la petite masse abortive, quelquepeu avancée que soit le terme de la Faussecouche ; souvent le fœtus vit, & par cet-te inattention on le laisse périr fans bap-tême. (Art. de M. 'Lu Fojfe , docteur enmédecine.)

4 ANIMÉ ( gomme ) d’Orient & d’E-thiopie ; Ilijl. nat. mut. méd , c’est unerésine transparente, en gros morceaux dedifférentes couleurs , tantôt blancs , tan-tôtroussâtres en bruns , & semblables en'quelque faqon à la myrrhe , qui répandune odeur agréable quand on la brûle. IIest rare d’en trouver dans les boutiques :on lui substitue celle d’Occident.

L 'animé occidentale , ou la résine deCourbaril, est blanche , tire un peu furla couleur de l’encens, est transparente,plus huileuse que la résine copal, moinsluisante que l’orientale, lí’ime odeur sua-ve; elle vient de la nouvelle Espagne,du Brésil, & des isles de l’Amérique. El-le découle d’un arbre qui s’appelle ietai-bu. cjtt’on met au rang des’plus grands del'Amérique L des plus utiles, parce queson bois est propre à toutes sortes d’ouvrages.’II est dur, solide, rougeâtre,d’une écorce épaisse, raboteuse, ridée,& de couleur de châtaigne. Ses branchess’étenrlent de tous cotés au long & au lar-ge; elles font partagées en plusieurs ra-meaux, & garnies d’un très-grand nom-bre de feuilles, fort semblables â cellesdulaurier, mais plus solides, plates, au

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nombre de six, attachées deux à deux àchaque queue , de forte qu’elle ìeprésen-te sort bien la marque d’un pié de chevre.Elles font pointues à leur sommet, arron-dies à leur base , & un peu courbées ducoté qu’elies se regardent: elles font unpeu acerbes au goût, d’un verd gai & unpeu foncé ; luisantes & percées d’une in-finité de petits trous comme le milleper-tuis, on plutôt transparentes, quand onles regarde à la lumière. Les fleurs fontau sommet des petites branches, en pa-pillon, tirant fur le pourpre , ramasséesen pyramide ; leur pistil se change en unFruit ou gousse longue d’cnviron un pié ,large de deux pouces, obtuse anx deuxbouts ; un peu applatie fur les cotés , &marquée de deux côtes rondes fur le dos.Cette gonflé ne s’ouvre point d'elle-mc-me comme les autres , elle reste cníiere ;elle est composée d’une écorce épaisse,dure comme la châtaigne & de mêmecouleur, de sorte qu’elle paroít vernis-sée, quoiqu’clle soit un peu raboteuse.Sa cavité intérieure est remplie de peti-tes fibres réunies comme»par paquets, &parsemées de farine jaunâtre, seche,douce, L agréable a u goût. Entre ces fi-bres sont comprises quatre ou cinq grai-nes semblables aux osselets de pignon,mais quatre fois plus grandes. Elltssontcomposées d’une petite peau , comme lachâtaigne, mince, polie, &d’unbrun-clair, tenant fortement à la chair. .

Cet arbre est commun aux isles de d’A-mérique ; les nègres recueillent avec foinson fruit eu mai & en juin : ils aimentla farine contenue dans les fruits. II rendline larme que nous avons décrite fousle nom d’uuimé, mais que les Brafiliensappellent jetuicica.

La meilleure gomme animé ( Médecine)doit être blanche, lèche , friable, de bon-ne odeur , & se consumer facilementquand on la jette sur les charbons allu-més; elle contient beaucoup d’huile &de sel essentiel.

Elle est propre pour discuter, pouramollir, pour résoudre les tumeurs indo-lentes, pour la migraine, pour fortifierle cerveau ; on en applique dessus la tête»& on en parfume les bonnets : on s’ensert ail ífi dans les plaies pour déterger &cicatriser.

Elle est bonne dans les affections froi-