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Tome second. AL - AOU.
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chose à faire que l’expositîon des événe-mens, tels qu’ils font en eux - niâmes :Thiftorien au contraire a de plus à rai-sonner sur ces éve'némens & leurs cir-constances, à nous en développer les prin-cipes , & réfléchir avec étendue fur lesconséquences. Cicéron paroît avoir étéde cc dernier sentiment, lorfqu’il dit desannalistes: unmn dicendi laudem pntnnteste hrevitatem , non exornatores rcrum ,fed tantìtm nwratores. II ajoute qu’ori-ginairement l’histoire n’étoit qu'une col-lection d'annales.

L’objet enîut, dit-il, de conserver lamémoire des e'vénemens : le souverainpontife écriveit chaque année ce qui s’é-’toit passé l’ar.née précédente, & l’expo-foit en un tableau , dans fa maison , oùchacun le pouvoit lire ri son gré. C’étoitce qu’ils appelloient annales maxisnt, &l'usage en fut conservé jusqu’à l’an 620de la fondation de Kome. V. Fastes.

Plusieurs autres écrivains, à l’i mi ta-lion du Pontife, s’en tinrent à cette ma-niéré simple de raconter les choses fanscommentaires , & furent pour cela

même appelles annalistes. Te’s furentCaton, Piton, Fabius Pictor, Antipater,■fis c.

Les annales de Grotius font un livrebien écrit, & qui contient de fort bonneschoses. II a moins de particularités , mais■plus de profondeur que Strada; L «bail-leurs il approche beaucoup plus de Taci-te. Patin, Lett. eboif, 120.

Lucas Holftcnius, chanoine de S. Jeande Latran, disoitduton le plus politisaNaudé , qu’il étoit en état de montrer8000 faussetés dans les annales de Baro-nius , & de les prouver par manuscritscontenus dans la bibliothèque du Vaticandont il avoir foin. Patin , Lett. eboif.165. (<r)

ANNAMALEC, ffist. de l'idol. , &AdramElf.c, étoient les idoles que ré-véroient les Assyriens qui avoient la cou-tume barbare de leur immoler des victi-mes humaines. Lorsque ce culte impieentêté proscrit, les Sepharvhite;, tribuconstamment attachée aux anciennes su-perstitions, conservèrent, la coutume dejeter leurs enfans dans le feu, en l’hou.rieur de leurs idoles ; H la voix des prê-tres pins impérieuse que le cri de la na-ture, fit servir la religion à ces atrocités.

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Aunantalec étoit représenté fous la formed’un cheval, d’un faisan 011 d’une caille ;& Adramelec fous celle d’une mule 011d’uiî paon : au reste le culte dp ces idolesne s’étendit point au-delà des limites deTAiïyrx.. ( T-n.)

* ANNAN, Ge'og. moi., ville, châ-teau & rivière de l’Ecosse méridionale ,province d’Annandale. Long. 14; lat.55 - 10.

* ANNA-PERENNA , Myth., bonnepaysanne qui apporta quelques gâteauxau peuple romain, dans le temps qu’il seretira fur le mont Aventin. Lareconnois-sance du peuple en fit une déesse, queVarron met au nombre de celles de lacampagne , entre Pales L Pérès. Sa fêtese célébrait sur les bords du Tibre : pen-dant cette fête, on se livroit à la joie laplus vive, on bûvoit largement, on dan-soit, & les jeunes filles chantaient fansconséquence des vers fort libres. On dit dela nouvelle déesse, qu’à fa réception dansle ciel, Mars qu! étoit amoureux de Mi-nerve, la pria de !e servir dans ses amours;qvì Anna-Perenna, à qui le dieu n’étoitpas indifférent, proposa ses conditions, &se chargea de la commission ; mais quen’ayant pu réussir, &ne voulant pas per-dre la récompense qui lui étoit promise ,elle feignit à Mars que Minerve con-sentait a l’épouser ; qu’elle se couvritd’un habit de la déesse, & qu’elle se trou-va au rendez-vous inutilement; Marsreconnut Anna-Percnnct fous les habitsde Aìinewe.

ANNATE, f. f. Hift. mod. Théol, re-venu d’un an, ou taxe fur le revenu de lapremiere année d’un bénéfice vacant. IIy a eu dès le xij e fiecle des évêques & desabbés, qui par un privilège ou par unecoutume particulière recevoient les an-nates des bénéfices vacans , dépendans deleur diocèse 011 de leur abbaye. Etienne,abbé de Sainte-Génevieve, & depuis évê-que de Tournai, se plaint dans uneletthCadressée à l’archevêque de Reims , querévêque de Soissons s’e'toit réservé >’«»-nate d sel u bénéfice , dont le titulaire n’a-voit pas de quoi vivre. Par ce Fait & parplusieurs autres semblables, il paroît queleslpapes avoient accordé le droit d’««H«-icà différons collateurs , avant que de sel’attribuer à eux-mêmes. L’époque de sonorigine 11’est pas bien certaine. Quelques-